La fin du culte des actions, prise 2

Publié le 24/05/2012 à 15:50, mis à jour le 24/05/2012 à 17:53

La fin du culte des actions, prise 2

Publié le 24/05/2012 à 15:50, mis à jour le 24/05/2012 à 17:53

Couverture du Business Week du 13 août 1979 intitulée « The Death of Equities ». L'histoire se répète.

Le sérieux Financial Times de Londres titre une analyse « Out of stock », qui affirme que six décennies de passion envers les actions ont pris fin, citant les pressions réglementaires sur les assureurs et les caisses de retraite pour qu’elles privilégient les obligations.

« Les actions n’ont pas été aussi en défaveur depuis un demi-siècle. Plusieurs affirment que le culte des actions est mort », peut-on lire dans l’article qui précise que l’assureur allemand Allianz a seulement 6 % de son actif à la Bourse.

Un actuaire britannique, Alasdair MacDonald, de Towers Watson, affirme que les caisses de retraite seront tentées de vendre des actions à chaque mouvement haussier, au cours des prochaines décennies, afin de faire face aux obligations croissantes envers leurs bénéficiaires.

Il faudra attendre une remontée des taux pour inciter les investisseurs à revenir aux actions, fait valoir Ian Harnett, d’Absolute Strategy Research.

Or, les taux pourraient rester bas bien longtemps, car il est dans l’intérêt des gouvernements qui émettent des obligations que les taux restent faibles.

Il n’en fallait pas plus pour qu’un blogueur du site Alphaville, hébergé par FT.com, fasse ressortir la valeur à contre-courant de ce type d’affirmations.

À l’appui, Masa Serdarevic met en ligne la première page du Business Week du 13 août 1979 intitulée « The Death of Equities » et rappelle que deux ans plus tard s’amorçait l’un des plus forts marchés haussiers de l’histoire.

Pour équilibrer le portrait, M. Serdarevic met aussi en ligne la première page du livre  "Dow 40,000" de David Elias, publié en 1999 et celle du bouquin "Dow 36,000", de Glassman et Hasset, un an plus tard, pour illustrer l’euphorie suscitée par les 17 ans de marché haussier, entre 1982 et 1999.

Faut-il rappeler que la bulle techno a éclaté en mars 2000, entraînant dans son sillage un plongeon de 78 % du Nasdaq ?

M. Serdarevic cite aussi Chris Puplava, du site Financial Sense : « Les longs marchés haussiers prennent fin lorsque tout est au beau fixe. À l’inverse, lorsque l’avenir apparaît sombre, les nouveaux marchés haussiers commencent à prendre forme ».

M. Serdarevic termine son blogue avec deux questions ouvertes : L’article du Financial Times est-il un indicateur contraire ? Un nouveau mouvement haussier dans les actions est-il à nos portes ?

 

À propos de ce blogue

La Sentinelle de la Bourse se veut un blogue pour les investisseurs qui s¹intéressent aux rouages de la Bourse et aux marchés financiers. Son objectif : surveiller et débusquer des repères financiers pertinents pour prendre le pouls des Bourses et ainsi mieux aiguiller les décisions de placement de l¹investisseur.

Dominique Beauchamp
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