Un Internet mondial: une utopie?

Publié le 18/01/2010 à 16:37

Un Internet mondial: une utopie?

Publié le 18/01/2010 à 16:37

Internet devait faire tomber les frontières, réelles aussi bien que virtuelles. Permettre d'échanger d'un bout à l'autre de la planète, d'abord des informations, puis des biens et des services. On a crû que parce que nous utilisons tous un clavier, un écran et une technologie commune  pour surfer, nous aurions tous le même Internet.


Or, un article du New York Times nous rappelle qu'il n'y a pas un Internet mais des dizaines d'Internet. Et que, de la Chine à la Corée en passant par la France, l'Espagne et l'Angleterre, chaque pays décline Internet a sa façon. Par exemple, alors qu'en France la loi permet de débrancher un usager qui télécharge du matériel piraté, en Allemagne ce n'est pas le cas et en Grande-Bretagne on n'a pas encore tranché.


Ce n'est là qu'un exemple qui vient rappeler que l'Internet mondial était peut-être une utopie et qu'il faudra accepter qu'il est soumis aux impératifs culturels, politiques, économiques et autres de chaque pays.  On croyait avoir imaginé une super-structure qui se situe au-dessus de tout ce qui nous divise, il semble que ce ne soit pas le cas. De quoi faire réfléchir les entreprises qui ont fait d'Internet leur pain et  leur beurre.

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueuse au journal Les Affaires et a dirigé le magazine Commerce pendant sept ans. Elle est régulièrement invitée à commenter l'actualité économique dans les médias. Auteure de trois livres (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi et J'ai perdu ma montre au fond du lac), elle emploie son énergie débordante à transmettre sa passion du monde des affaires et de l'économie. «Le fil de Diane» vous aidera à trouver votre chemin à travers la masse d'informations économiques disponibles sur Internet.

Diane Bérard

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