Re.Start: le gala des accidentés de la vie qui ont rebondi

Publié le 23/07/2018 à 08:52

Re.Start: le gala des accidentés de la vie qui ont rebondi

Publié le 23/07/2018 à 08:52

Le 20 septembre prochain, au Grand Rex, à Paris, on remettra des prix aux «accidentés de la vie» de l’univers de l’économie, de la culture et du sport. Ça s’appelle Re.Start Awards, «C’est un croisement entre un événement Tedx et les NRJ Music Awards, explique David Ringrave, le fondateur des Re.Start Awards. Il n’y aura pas que des confidences émouvantes, on veut positiver l’échec en y injectant un côté rock et pop.»

Cette conférence des accidentés de la vie est un projet personnel de David Ringrave. Dans la vie, il est cofondateur de l’agence My Media, la plus importante agence indépendante française. Il est aussi un des 12 anges financiers du fonds Entreprendre et plus, qui a pour mission «de promouvoir l’entrepreneuriat au service de l’impact social».

La genèse du gala Re.Start

«Je n’adhère pas en bloc à la culture américaine des affaires, dit David Ringrave. Mais j’aime la façon dont on y cautionne l’échec. En France, celui qui s’est planté en porte les stigmates pour toujours. Il faut le dissimuler dans son CV.»

Conjuguer échec et startup nation

La France s’est donné comme mot d’ordre de devenir une startup nation. Surtout depuis qu’elle accueille le méga accélérateur de Xavier Niel, Station F. «Le prérequis d’une startup nation, c’est le droit à l’erreur», soutient David Ringrave.

Pour cette raison, il a lancé une invitation spéciale au chef de la startup nation française, le président de la République lui-même. Emmanuel Macron aurait accepté cette invitation, «sous réserve de l’agenda».

David Ringrave s’est lancé en affaires tardivement, dit-il. Il avait 33 ans. «Pour réussir, j’ai dû désapprendre beaucoup de choses. Et puis, j’ai porté ma boîte. Je pensais que j’allais y arriver. Eh bien non, je suis tombé. J’ai fait un burn out. Et j’ai rebondi, en partie grâce à mon entourage.»

S’il n’en tient qu’à David Ringrave, la conférence/gala Re.Start ne sera qu’un début. Il imagine déjà un programme pour aider les entrepreneurs à rebondir. Pour cette raison, Re.Start est partenaire, entre autres, avec les organismes 60 000 Rebonds et Second Souffle, tous deux tournés vers cette mission.

Le 20 septembre, on remettra des prix. Il faudra donc des finalistes et des gagnants. Comment choisit-on des accidentés?

«Nous avons dressé la liste des finalistes de façon journalistique, explique David Ringrave. Nous avons fait des recherches et arrêté non choix de façon partiale, en misant sur la diversité des histoires et leur pertinence.» Ce sera un jury de 9 personnes qui choisira les gagnants, à partir de la liste des finalistes. Parmi ceux-ci, le philosophe Charles Pépin, auteur de l’essai « Les vertus de l’échec ».

Frédérique Bedos, fondatrice de l’ONG Imagine qui favorise le mouvement populaire.

 

Et  Blandine Mulliez, présidente de la Fondation Entreprendre. « Nous souhaitons qu’ils votent avec toute leur subjectivité pour les témoignages qui auront la plus grande portée et la plus grande force d’inspiration.»

C’est un projet ambitieux, lorsqu’on considère que la salle du Grand Rex compte 2700 places. Ajoutons que ce projet a été démarré en janvier pour une réalisation en septembre. Que pour l’instant, il est financé par l’argent des créateurs. On cherche des partenaires. «C’est une belle histoire, nous avons choisi d’aller de l’avant et de nous laisser porter », confie David Ringrave.

Voici les sept catégories retenues pour ces prix des accidentés de la vie :

- Aventure industrielle;

- Économie numérique;

- Économie sociale et solidaire;

- Culture;

- Sport;

- Accident de la vie;

- Échec scolaire.

La suite, le 21 septembre.

 

 

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueur et journaliste de solutions pour la marque Les Affaires. Elle contribue à l’édition papier, au contenu web et à l’animation des événements. Elle pratique le journalisme de solutions qui consiste à présenter, avec un regard critique, des initiatives qui tentent de résoudre des problèmes sociétaux. Ses champs d’intérêt sont le nouveau capitalisme, l’innovation sociale, l’éthique, la gouvernance et la finance socialement responsable. Elle est régulièrement invitée à commenter ces enjeux dans les médias. Elle a coécrit quatre best-sellers (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi, J’ai perdu ma montre au fond du lac, La chaise rouge devant le fleuve). Son blogue, «Le fil de Diane» aide le lecteur à trouver le chemin vers une économie à impact sociétal positif.

Diane Bérard

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