Les 8 compétences-clé nécessaires aux employés du 21e siècle

Publié le 14/05/2014 à 11:05

Les 8 compétences-clé nécessaires aux employés du 21e siècle

Publié le 14/05/2014 à 11:05

BLOGUE. Quel % de ce que vous avez appris à l’école vous permet d’accomplir votre travail au quotidien? Qu’avez-vous retenu de tout ce que vous avez appris sur les bancs d’école? Étiez-vous prêt pour le marché du travail?

La moitié de la croissance économique de la dernière décennie dans les pays développés est attribuable à un meilleur niveau de compétences des citoyens. La question : de quelles compétences s’agit-il?

Le Economist Intelligence unit, en collaboration avec Pearson, vient de publier «The learning curve», un rapport détaillé sur la pertinence et l’efficacité des différents systèmes d’éducation à travers le monde.

Ce rapport identifie huit compétences requises pour le marché du travail du 21e siècle. Cela va bien au-delà de savoir lire, écrire et compter. Les voici.

1- Le leadership;

2- La littéracie numérique;

3- La communication;

4- L’intelligence émotionnelle;

5- L’entrepreneuriat ( ou intrapreneuriat);

6- Un sens, une vision, une compréhension du monde ( global citizenship);

7- La résolution de problèmes;

8- Le travail d’équipe.


« L’intelligence sociale dont vous faites preuve, ou pas, à 11 ans, influencera à 40 ans, le 1/3 de votre salaire. »

Plusieurs de ces compétences ont déjà été identifiées. Ce rapport met plutôt en évidence la suite des choses. Comment les transmettre, les enseigner ? Rares sont les pays où l’on a trouvé la méthode efficace pour développer l’intelligence émotionnelle chez les jeunes. Ou l’entrepreneuriat. Or, une étude britannique démontre que l’intelligence sociale dont vous faites preuve, ou pas, à 11 ans, influencera à 40 ans, le 1/3 de votre salaire.

Repenser l'éducation aux adultes

Un autre thème de cette étude : l’éducation aux adultes. Le problème : la plupart de ceux qui retournent sur les bancs d’école sont déjà très scolarisés. Ils se perfectionnent. C’est bien. Mais du point de vue de la société en général - et de la croissance économique - les gains sont aussi importants, sinon plus, lorsque les adultes moins scolarisés développent leur employabilité.

L ‘éducation aux adultes souffre d’ailleurs d’une vision étroite où l’on se concentre sur les connaissances, négligeant les compétences du 21e siècle. Il est tout aussi important de permettre à un adulte qui retourne à l’école de développer sa capacité à travailler en équipe et à résoudre des problèmes que de maîtriser de nouvelles compétences techniques. C’est l’ensemble qui lui permettra de décrocher un nouvel emploi. Si les huit compétences précédentes comptent pour les travailleurs en emploi, elles importent aussi pour ceux qui en cherchent un. Surtout s’ils ont été éloignés du marché du travail depuis quelques années.

Même dans les pays riches, où les gouvernements possèdent davantage le luxe de réfléchir sur le système d’éducation et les moyens d'y investir, moins de la moitié des étudiants seraient prêts pour l’université et le monde du travail. Les employeurs héritent donc d’employés qu’ils doivent former. Il est normal qu’une entreprise enseigne sa culture, ses méthodes et ses attentes à ses nouveaux employés. L’école n’a pas à faire du sur-mesure à ce point. Mais les huit compétences du 21e siècles devraient être maîtrisées avant le premier jour de travail. C’est la responsabilité de l’école, des parents et, dans une certaine mesure, des étudiants. Et, bien sûr celle de l’État. Je suis plutôt optimiste. Ce n’est pas gagné, certes. Mais on se dirige dans la bonne direction. À l’école, j’ai reçu une bonne éducation. Mais je considère que mes enfants sont mieux préparés pour le monde du travail que je ne l’étais. Je possédais peut-être plus de connaissances. Ils ont plus de compétences.

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À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueur et journaliste de solutions pour la marque Les Affaires. Elle contribue à l’édition papier, au contenu web et à l’animation des événements. Elle pratique le journalisme de solutions qui consiste à présenter, avec un regard critique, des initiatives qui tentent de résoudre des problèmes sociétaux. Ses champs d’intérêt sont le nouveau capitalisme, l’innovation sociale, l’éthique, la gouvernance et la finance socialement responsable. Elle est régulièrement invitée à commenter ces enjeux dans les médias. Elle a coécrit quatre best-sellers (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi, J’ai perdu ma montre au fond du lac, La chaise rouge devant le fleuve). Son blogue, «Le fil de Diane» aide le lecteur à trouver le chemin vers une économie à impact sociétal positif.

Diane Bérard

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