Le cas IKEA: pour ou contre des syndiqués au conseil d'administration?

Publié le 16/02/2010 à 16:00

Le cas IKEA: pour ou contre des syndiqués au conseil d'administration?

Publié le 16/02/2010 à 16:00

Ça brasse chez IKEA France. La direction et les syndicats croisent le fer depuis dix jours. Samedi, il y a eu grève. Ce qui a mis le feu aux poudres; la décision de la direction d’accorder des augmentations salariales « sélectives » plutôt que généralisées. Ajoutez à cela, entre autres, des demandes de flexibilité accrue pour les employés. Il n’en fallait pas plus qu’on dénonce la fin du modèle suédois, de l’image IKEA, du modèle IKEA, de l’utopie IKEA!

Pas si vite. Grattons un peu. Chez IKEA France, 5 % du personnel est syndiqué. La relation entre la direction et le syndicat peut être qualifiée de « classique » : chacun tire la couverture de son bord. Chez IKEA Suède, 95% du personnel est syndiqué et des représentants syndicaux siègent au conseil d’administration. Ils sont donc partie prenante, co-responsables et imputables des décisions importantes. C’est toute la nuance entre ce que le rédacteur en chef de Les Échos nomme : le syndicalisme d’affrontement et le syndicalisme d’accompagnement.

L’idée n’est pas nouvelle. Elle revient régulièrement dans les discussions : jusqu’à quel point le syndicat et la direction doivent-ils, peuvent-ils, être partenaires? Que peut-on espérer? On voit bien que la France n’est pas la Suède. Qu’en est-il du Québec par rapport à la Suède? On a beau se qualifier de sociale-démocratie (au fait en sommes-nous toujours une?), je crois bien qu’au chapitre syndical le Québec ressemble pas mal plus à la France qu’à la Suède.

Dommage… parce qu’en ce lendemain de crise il va falloir demander pas mal de concessions aux employés. On n’accomplit pas grand'chose dans un climat d’affrontement. Et le peu que l’on vient à bout d’accomplir prend une éternité!

Pour en savoir plus sur la crise IKEA en France voici trois textes dans Les Echos.

À lire aussi

Technologie: sur le site TechCrunch, une réflexion intéressante sur la frénésie d’innovation et de nouveaux produits reliés au sans-fil.  Les entreprises en font-elles trop? Se nuisent-elles à elles-mêmes? Sont-elles en train d’irriter les clients?

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueur et journaliste de solutions pour la marque Les Affaires. Elle contribue à l’édition papier, au contenu web et à l’animation des événements. Elle pratique le journalisme de solutions qui consiste à présenter, avec un regard critique, des initiatives qui tentent de résoudre des problèmes sociétaux. Ses champs d’intérêt sont le nouveau capitalisme, l’innovation sociale, l’éthique, la gouvernance et la finance socialement responsable. Elle est régulièrement invitée à commenter ces enjeux dans les médias. Elle a coécrit quatre best-sellers (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi, J’ai perdu ma montre au fond du lac, La chaise rouge devant le fleuve). Son blogue, «Le fil de Diane» aide le lecteur à trouver le chemin vers une économie à impact sociétal positif.

Diane Bérard

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