La p'tite grosse et le party animal

Publié le 09/02/2010 à 11:01

La p'tite grosse et le party animal

Publié le 09/02/2010 à 11:01

Employeurs méfiez-vous des p'tites grosses et des party animals! Non je ne délire pas. Cette affirmation est tirée d'un récent ouvrage intitulé The secret world of corporate espionnage. L'auteur y présente toutes les méthodes possibles pour espionner son concurrent. Il y a les classiques ( fouiller dans les poubelles, payer le concierge de l'hôtel pour qu'il mette les vidanges de votre concurrent à l'abri, organiser de fausses entrevues d'embauche pour faire parler les employés, se présenter à une assemblé annuelle en prétendant être un consultant ), les plus créatifs  (prétendre effectuer un vidéo pour une chaîne de télé et interviewer le PDG ), les dispendieux (louer un avion ert survoler le site de l'usine pour en vérifier le niveau d'activité), etc.

Au-delà de l'aspect sensationnaliste de ce type de bouquin, l'espionnage fascine toujours, ce que je retiens c'est que le maillon faible de toute entreprise sera toujours ses employés fragiles. On peut les classer en deux groupes: les discrets et les têtes brûlés. Les discrets sont incarnés par la petite grosse, celle que personne remarque et qui ronge son frein dans son coin. Désespérée pour de l'attention. Une belle proie pour les espions. Les têtes brûlés, eux, sont toujours prêts à faire le party. Ce sont ceux dont on parle le lendemain du party de Noël... Les concurrents connaissent d'excellents bars où les inviter. Morale de cette histoire: on aura beau inventer la plus belle technologie d'espionnage, James Bond a besoin  de vos employés pour réussir ses missions.

Dans un tout autre ordre d'idée, je retiens la controverse autour de la nouvelle commission américaine sur les changements climatiques et son chef, le très (trop) charismatique Rajendra K. Pachari. Manque de rigueur scientifique, conflits d'intérêt, la crédibilité  de cet Indien est mise  en doute. Pour  ma part, je ne m'inquiète pas trop des effets de cette controverse sur la lutte aux changements climatiques et le virage vert. Comme on peut  le lire  aujourd'hui dans un éditorial du National Post, Davos nous a confirmé que l'environnement est passé de "responsabilité sociale" à "plus grande occasion d'affaires du 21ième siècle. Nous pouvons donc  dormir en paix!

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueur et journaliste de solutions pour la marque Les Affaires. Elle contribue à l’édition papier, au contenu web et à l’animation des événements. Elle pratique le journalisme de solutions qui consiste à présenter, avec un regard critique, des initiatives qui tentent de résoudre des problèmes sociétaux. Ses champs d’intérêt sont le nouveau capitalisme, l’innovation sociale, l’éthique, la gouvernance et la finance socialement responsable. Elle est régulièrement invitée à commenter ces enjeux dans les médias. Elle a coécrit quatre best-sellers (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi, J’ai perdu ma montre au fond du lac, La chaise rouge devant le fleuve). Son blogue, «Le fil de Diane» aide le lecteur à trouver le chemin vers une économie à impact sociétal positif.

Diane Bérard

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