La Chine éternue, les États-Unis n'attrapent pas le rhume!

Publié le 12/03/2014 à 11:22

La Chine éternue, les États-Unis n'attrapent pas le rhume!

Publié le 12/03/2014 à 11:22

Le S&P 500 vient d’atteindre un sommet depuis le creux de 2008. On parle d’un rendement de 207%.

Pendant ce temps, en Chine, le CSI 300 affiche la pire performance des cinq dernières années. Et les titres des sociétés chinoises s’échangent aux pires multiples des sept dernières années.

Que se passe-t-il? On a toujours affirmé que le sort des économies avancées était lié à celui des économies émergentes et vice versa. Que les unes se nourrissaient des autres. Cela ne semble plus tout à fait vrai.

Ce phénomène a un nom : le découplage (« decoupling »). Il évoque une rupture entre l’évolution et les intérêts de deux régions. Longtemps, les États-Unis ont acheté les exportations chinoises. De plus en plus, ce sont les Chinois qui achètent les produits « fabriqués en Chine », comme je l’ai expliqué dans mon blogue hier. Faut-il en conclure pour autant que la Chine et les États-Unis en sont arrivés à mener des existences parallèles? Pas à ce point. Mais les performances diamétralement opposées du S&P 500 et du CSI 300 méritent d’être soulignées.


« Le S&P 500 atteint un sommet de 5 ans. Pendant ce temps, en Chine, le CSI 300 affiche la pire performance des 5 dernières années. »

Pour ce qui est de la Chine, on sait que le marché boursier passe un mauvais quart d’heure. Le gouvernement a fermé la bourse aux nouveaux appels publics à l’épargne pendant plus d’un an. Ceux-ci sont à nouveau permis depuis janvier 2014. Des problèmes de transparence et de crédibilité expliquent cette longue fermeture. Les autorités réglementaires chinoises peinent à trouver leur rôle et à établir des règles. De plus, la Chine vient d’annoncer la baisse la plus importante de ses exportations depuis 2009. Tout cela n’a rien d’étonnant, l’économie chinoise connaît une profonde transformation. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.

Pendant ce temps, l’économie américaine, elle, reprend du poil de la bête.

Ce concept de découplage entre économies avancées et pays émergents est régulièrement évoqué. Il possède ses adeptes et ses sceptiques. Le commerce mondial est trop intégré pour qu’une économie soit totalement indépendante de ce qui se passe ailleurs. Mais les chefs d’État prennent conscience des risques d’une trop grande intégration. Ils tentent visiblement se ramener le balancier un peu plus au centre.

ME SUIVRE SUR TWITTER : diane_berard

 

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueur et journaliste de solutions pour la marque Les Affaires. Elle contribue à l’édition papier, au contenu web et à l’animation des événements. Elle pratique le journalisme de solutions qui consiste à présenter, avec un regard critique, des initiatives qui tentent de résoudre des problèmes sociétaux. Ses champs d’intérêt sont le nouveau capitalisme, l’innovation sociale, l’éthique, la gouvernance et la finance socialement responsable. Elle est régulièrement invitée à commenter ces enjeux dans les médias. Elle a coécrit quatre best-sellers (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi, J’ai perdu ma montre au fond du lac, La chaise rouge devant le fleuve). Son blogue, «Le fil de Diane» aide le lecteur à trouver le chemin vers une économie à impact sociétal positif.

Diane Bérard

Blogues similaires

Quelle est la tenue parfaite pour un entretien d'embauche?

12/09/2019 | Olivier Schmouker

BLOGUE. Le complet et le tailleur sont-ils toujours de rigueur, de nos jours? Hum, pas sûr...