Jeff Skoll, le roi du storytelling

Publié le 10/04/2014 à 03:52

Jeff Skoll, le roi du storytelling

Publié le 10/04/2014 à 03:52

Jeff Skoll, philanthrope et entrepreneur social

OXFORD– « Il existe toutes sortes d’entreprises sociales, la mienne se nomme Participant Media. Je veux changer le monde avec mes films.» Jeff Skoll, Skoll Foundation

Jeff Skoll fut le premier employé d’eBay et son premier pdg. Lorsqu’il a vendu ses parts, en 2001, il a quitté avec 3,8G$. Il avait 36 ans. Avec cet argent, il a fondé la Skoll Foundation, dédiée à l’entrepreneuriat social. Jeff Skoll est né à Montréal. Ses parents ont ensuite déménagé à Toronto. Puis il a migré vers la Californie.

Même s’il a reçu de nombreux prix pour ses actions philanthropiques, Jeff Skoll passe souvent sous le radar. Il a quelque chose de Bill Gates. Ce n’est pas un orateur flamboyant ni un leader charismatique. Ses actions parlent davantage que ses discours. Celui qu’il nous a livré hier, lors de la soirée d’inauguration de la 11e édition du Skoll Forum on Social Entrepreneurship ne passera pas à l’histoire.

En revanche, les films que Participant Media produit marquent l’imaginaire pour longtemps. Ils font aussi bouger les choses. Voici quelques exemples : An inconvenient truth ( changements climatiques), North Country ( harcèlement sexuel au travail), Food Inc (industrie agro-alimentaire), Charlie Wilson War ( guerre en Afghanistan).


« Jeff Skoll fut 1er pdg d'eBay. Il quitte en 2001, à 36 ans, avec 3,8G$ pour fonder Skoll Foundation, dédiée à l’entrepreneuriat social. »

«Je veux faire de Participant Media la plus grande société média au monde», affirme Jeff Skoll.

Peut-on changer le monde avec des histoires? Jeff Skoll croit au pouvoir su storytelling. Cette approche est déjà largement employée en publicité. Les entreprises traditionnelles l’utilisent pour créer un lien émotif avec leurs clients.

C’est au tour des entrepreneurs sociaux de se mettre au storytelling. Ici au Skoll World Forum on Social Entreprenership, nous aurons un atelier sur le sujet. Et pour le donner, nul autre que des artisans du célèbre Sundance Festival.

Jeff Skoll est associé au Sundance Festival depuis plusieurs années déjà. Cet après-midi, j’aurai donc le bonheur d’apprendre les rudiments du storytelling de la part des maîtres du genre.

Maîtriser le storytelling est essentiel pour les entrepreneurs sociaux. S’ils veulent que leurs actions portent ils doivent passer au stade de la massification (scaling). Pour cela, il leur faut de l’argent. Beaucoup d’argent. Et pour convaincre les investisseurs d’embarquer dans leurs projets, il faut avoir quelque chose à leur vendre.

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À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueur et journaliste de solutions pour la marque Les Affaires. Elle contribue à l’édition papier, au contenu web et à l’animation des événements. Elle pratique le journalisme de solutions qui consiste à présenter, avec un regard critique, des initiatives qui tentent de résoudre des problèmes sociétaux. Ses champs d’intérêt sont le nouveau capitalisme, l’innovation sociale, l’éthique, la gouvernance et la finance socialement responsable. Elle est régulièrement invitée à commenter ces enjeux dans les médias. Elle a coécrit quatre best-sellers (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi, J’ai perdu ma montre au fond du lac, La chaise rouge devant le fleuve). Son blogue, «Le fil de Diane» aide le lecteur à trouver le chemin vers une économie à impact sociétal positif.

Diane Bérard

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