Je lance la campagne #jaimelesentrepreneurssociaux. Qui veut contribuer?

Publié le 31/10/2016 à 15:35

Je lance la campagne #jaimelesentrepreneurssociaux. Qui veut contribuer?

Publié le 31/10/2016 à 15:35

La campagne britannique #whoknew qui a inspiré ce billet.

Le 17 novembre prochain, en Grande-Bretagne sera le «Social Enterprise Day» ou journée de l’entreprise sociale. Le regroupement Social Enterprise UK invite les 70 000 entreprises sociales britanniques à raconter leur histoire, en images et/ou en mots, sur les médias sociaux. On invite aussi les clients de ces entreprises sociales, et les fournisseurs pourquoi pas, à faire de même. Une campagne qui s’étendra en fait du 14 au 17 novembre et pour laquelle on commence les sollicitations pour amasser le plus de matériel possible.

Une idée pour le Québec? Qui pourrait bien porter une telle campagne ici? Ce ne sont pas les espaces d’entrepreneuriat social qui manquent: le Salon 1861 ou l’Esplanade, par exemple. Et puis, il y a les universités. HEC Montréal, qui organise dans quelques jours un événement sur la carrière de l’économie sociale? McGill, qui offre plusieurs cours du l’entrepreneuriat social? Peut-être la Fondation McConnell, qui a imaginé le programme Recode pour financer les projets d’innovation sociale dans les établissements post-secondaires? Le Chantier de l’économie sociale? Territoires innovants en économie sociale? Il me semble que le Québec serait mûr pour une campagne qui briserait les stéréotypes. Une campagne qui afficherait la diversité de l’entrepreneuriat social.

Le mot-clic retenu pour la campagne britannique est «#whoknew» ou «qui l’eu crû». Un clin d’œil à toutes les idées reçues qui persistent autour des entreprises sociales. Celles-ci se trouvent dans tous les secteurs et se déclinent dans toutes les formes juridiques. Il y a des patrons d’entreprises sociales en jeans et d’autres en complet. Certains ont des bureaux coquets, d’autres n’en ont pas du tout. Certains fuient les projecteurs. D’autres les recherchent. Bref, les entrepreneurs sociaux appartiennent au groupe très hétérogène des entrepreneurs. Pourquoi alors leur donner cette étiquette particulière? Après tout, de nombreux entrepreneurs ont des préoccupations sociales. C’est vrai. La seule différence entre un entrepreneur social et un entrepreneur dit traditionnel est que l’entrepreneur social a donné à son entreprise la mission de résoudre un problème social ou environnemental. L’entrepreneur «traditionnel», lui, vient greffer une action sociale ou environnementale par-dessus ou à côté de sa mission d’affaires.

J’ai une idée, du genre spontanée. Et si on essayait quelque chose?

1- Si vous êtes un entrepreneur social,  «selfiez-vous» (!)  avec la mention «jesuisunentrepreneursocial».

2- Si vous êtes un client, un fournisseur ou un bailleur de fonds d’un entrepreneur social «selfiez-vous» avec la mention «jaimelesentrepreneurssociaux».

3- Mettez votre photo sur Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram…

À vos marques! Prêts! Go! Comme je dis toujours à mes enfants, «Laissons une chance à  la petite magie de faire son oeuvre».

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueur et journaliste de solutions pour la marque Les Affaires. Elle contribue à l’édition papier, au contenu web et à l’animation des événements. Elle pratique le journalisme de solutions qui consiste à présenter, avec un regard critique, des initiatives qui tentent de résoudre des problèmes sociétaux. Ses champs d’intérêt sont le nouveau capitalisme, l’innovation sociale, l’éthique, la gouvernance et la finance socialement responsable. Elle est régulièrement invitée à commenter ces enjeux dans les médias. Elle a coécrit quatre best-sellers (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi, J’ai perdu ma montre au fond du lac, La chaise rouge devant le fleuve). Son blogue, «Le fil de Diane» aide le lecteur à trouver le chemin vers une économie à impact sociétal positif.

Diane Bérard

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