États-Unis: les familles ont perdu 39% de leurs actifs

Publié le 28/06/2012 à 11:36, mis à jour le 28/06/2012 à 13:35

États-Unis: les familles ont perdu 39% de leurs actifs

Publié le 28/06/2012 à 11:36, mis à jour le 28/06/2012 à 13:35

BLOGUE. Les inégalités se creusent aux États-Unis. De nouvelles statistiques émanant de la Réserve fédérale américaine (Fed) nous informent que la crise a engendré une société encore plus divisée qu’on ne le croyait. On savait que l’écart entre le revenu (income) des Américains les plus riches et celui des plus pauvres s’est passablement creusé. Une tendance amorcée au cours des années 80 alors que les gains de productivité ont eu de moins en moins à voir avec la progression des revenus de la majorité d’entre nous.

Aujourd’hui, on apprend que la richesse (wealth) des familles de la classe moyenne et des plus pauvres a connu une débâcle pire que celle de leurs revenus.

Entre 2007 et 2010, le revenu de la famille américaine moyenne ( average family) a connu une baisse de 8%. Mais, sa richesse, elle, a chuté de 39%. Pendant ce temps, les familles aisées (10%) ont vu leur valeur nette coître de 1,9%. Vous pouvez voir les graphiques détaillées sur le blogue de la New America Foundation sous la plume de Reid Cramer.

La richesse est composée des actifs : maison, épargne, investissements, etc. Les familles composant le 25% plus pauvre ont vu leur richesse complètement évaporée. Pour la même période, les familles composant le quintile 25% à 49,9%, elles, ont perdu 43,3% de leur richesse.

Le drame des familles de la classe moyenne est d’abord lié à la bulle immobilière. Leur demeure constituant la composante principale de leur richesse. Mais, les plus pauvres, eux, ce sont leurs maigres économies qui ont disparu.

Votre richesse, vos actifs, c’est le coussin dans lequel vous pouvez piger lorsque le ciel s’assombrit. C’est un peu d’air avant d’étouffer. Mais aussi l’éducation de vos enfants, les petits luxes qui adoucissent la vie, les réparations de l’auto, de la maison, etc. Bref, c’est votre (notre) paix d’esprit.

L’absence de richesse c’est l’insécurité, le stress, les tensions conjugales et parentales et parfois la dépression, le retrait social, la violence…

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueur et journaliste de solutions pour la marque Les Affaires. Elle contribue à l’édition papier, au contenu web et à l’animation des événements. Elle pratique le journalisme de solutions qui consiste à présenter, avec un regard critique, des initiatives qui tentent de résoudre des problèmes sociétaux. Ses champs d’intérêt sont le nouveau capitalisme, l’innovation sociale, l’éthique, la gouvernance et la finance socialement responsable. Elle est régulièrement invitée à commenter ces enjeux dans les médias. Elle a coécrit quatre best-sellers (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi, J’ai perdu ma montre au fond du lac, La chaise rouge devant le fleuve). Son blogue, «Le fil de Diane» aide le lecteur à trouver le chemin vers une économie à impact sociétal positif.

Diane Bérard

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