Conférence de Montréal: "Ne sous-estimons pas les casseroles!"

Publié le 13/06/2012 à 10:44, mis à jour le 13/06/2012 à 15:01

Conférence de Montréal: "Ne sous-estimons pas les casseroles!"

Publié le 13/06/2012 à 10:44, mis à jour le 13/06/2012 à 15:01

BLOGUE L’exaspération des citoyens est aussi forte que la perte de confiance des marchés. Et parce que les citoyens accordent peu de crédibilité à leurs gouvernements et que l’économie fait du surplace.

La crise de légitimité des gouvernements apparaît dans le discours d’à peu près tous les conférenciers de la Conférence de Montréal qui se déroule au Bonaventure Hilton.

Peut-on dénouer cette impasse? Comment?

“Cessons de sous-estimer les casseroles” répond le professeur Laurent de Briey (diplômé en économie et philosphie) de l’université de Namur en Belgique (invité présentement à l’Université de Montréal).

Pour que l’État retrouve sa légitimité et qu’il joue correctement son rôle dans une économie en transition, le professeur de Briey propose trois pistes:

PLUS : Une autre manif pour la Conférence de Montréal

1-Cesser de sous-estimer les casseroles:

Les gouvernements ont tout misé sur le retour de la confiance des marchés. Ils ont négligé l’effritement d’un autre capital de confiance - tout aussi essentiel à la reprise économique: celui des citoyens envers leurs institutions politiques. Les casseroles québécoises s’inscrivent dans un mouvement de contestation mondiale qui repose sur deux sentiments, estime le professeur de Briey: les efforts sont mal répartis, l’État n’est pas un bon gestionnaire. «Faire preuve de condescendance envers ce mouvement de contestation sociale entraîne une radicalisation de celui-ci, la montée des gouvernements populistes et du protectionnisme.»

2-Prendre les mots au sérieux:

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueur et journaliste de solutions pour la marque Les Affaires. Elle contribue à l’édition papier, au contenu web et à l’animation des événements. Elle pratique le journalisme de solutions qui consiste à présenter, avec un regard critique, des initiatives qui tentent de résoudre des problèmes sociétaux. Ses champs d’intérêt sont le nouveau capitalisme, l’innovation sociale, l’éthique, la gouvernance et la finance socialement responsable. Elle est régulièrement invitée à commenter ces enjeux dans les médias. Elle a coécrit quatre best-sellers (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi, J’ai perdu ma montre au fond du lac, La chaise rouge devant le fleuve). Son blogue, «Le fil de Diane» aide le lecteur à trouver le chemin vers une économie à impact sociétal positif.

Diane Bérard

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