Combien faut-il gagner pour faire partie du 1%? 34 000$

Publié le 04/01/2012 à 11:29, mis à jour le 04/01/2012 à 11:43

Combien faut-il gagner pour faire partie du 1%? 34 000$

Publié le 04/01/2012 à 11:29, mis à jour le 04/01/2012 à 11:43

BLOGUE Combien faut-il gagner pour appartenir au 1%? 34 000$ après impôts. C’est ce qu’estime Branko Milanovic, l’économiste en chef de la Banque Mondiale.

Une famille de quatre dont les parents gagnent 136 000$ à deux appartient donc au 1%.

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Est-ce ainsi que vous imaginiez le 1%? Probablement pas. Le 1% évoque plutôt les jets privés, les yatchs et les bonis faramineux. Pas du tout, la richesse est un concept relatif. Dans certaines circonstances, il est bon de se comparer.

Saviez-vous que même les 5% d’Américains les plus pauvres sont plus riches que les 2/3 de la population du globe?

La répartition inégale de la richesse n’a rien de nouveau. Ce qui est nouveau, par contre, c’est que celle-ci occupe, et occupera, de plus en plus l’avant-scène. Pourquoi? Parce qu’elle nuit considérablement à la reprise.

La répartition inégale de la richesse incite les citoyens à descendre dans les rues et bloquer des réformes qui sont pourtant essentielles.

La répartition inégale de la richesse force les pays riches à financer non seulement les pays pauvres mais aussi les pays “moyennement pauvres ou nouvellement pauvres” afin que ceux-ci ne les tirent pas vers les bas et que leurs citoyens aient les moyens d’acheter leurs exportations. Le système demeure inefficace - et la répartition inégale - il est simplement alimenté artificiellement.

Elles deviennent encombrantes ces inégalités…

Mais elles ne se manifestent pas de la même façon partout. Ainsi, il existe une énorme différence entre la répartition de la pauvreté en Europe et aux États-Unis, comme vous pouvez le lire ici.

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueur et journaliste de solutions pour la marque Les Affaires. Elle contribue à l’édition papier, au contenu web et à l’animation des événements. Elle pratique le journalisme de solutions qui consiste à présenter, avec un regard critique, des initiatives qui tentent de résoudre des problèmes sociétaux. Ses champs d’intérêt sont le nouveau capitalisme, l’innovation sociale, l’éthique, la gouvernance et la finance socialement responsable. Elle est régulièrement invitée à commenter ces enjeux dans les médias. Elle a coécrit quatre best-sellers (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi, J’ai perdu ma montre au fond du lac, La chaise rouge devant le fleuve). Son blogue, «Le fil de Diane» aide le lecteur à trouver le chemin vers une économie à impact sociétal positif.

Diane Bérard

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