Ces investisseuses chinoises veulent rencontrer des start-ups québécoises

Publié le 06/04/2017 à 11:10, mis à jour le 06/04/2017 à 16:43

Ces investisseuses chinoises veulent rencontrer des start-ups québécoises

Publié le 06/04/2017 à 11:10, mis à jour le 06/04/2017 à 16:43

Vicky Yang, associée chez un gestionnaire d'actifs de Pudong, le quartier des affaires de Shanghai, est à Montréal jusqu'au 15 avril

Vicky Yang est associée dans une firme de gestion d’actifs de Pudong, le quartier des affaires de Shanghai. Ellen Zhang travaille pour un courtier en valeurs mobilières qui possède des bureaux dans sept villes, dont Shanghai et Pékin. Ces deux jeunes femmes se trouvent à Montréal jusqu’au 15 avril. Elles viennent explorer pour leurs clients les possibilités d’investissement qu’offre le marché canadien. Je les ai rencontrées pour en apprendre un peu plus sur la perception des investisseurs chinois de potentiel économique du Québec.

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Comment Vicky et Ellen se sont-elles retrouvées à Montréal?

Vicky parle très bien français. Elle a vécu cinq ans en France où elle a étudié et travaillé. Elle s’exprime aussi très bien en anglais, tout comme Ellen. Vicky a été exposée pour la première fois à des start-ups canadiennes en septembre 2016, lors d'un événement de la mission canadienne du G20 de l’Alliance des jeunes entrepreneurs.

«Vu de la Chine, on sait peu de choses de l’entrepreneuriat canadien, confie Vicky. Pour nous, le Canada c’est la neige et l’hiver. Et la seule marque vraiment connue c’est Canada Goose!» Elle poursuit, «Nous trouvons que les Canadiens sont gentils et polis. Mais il en faut plus pour nous convaincre d’investir chez vous.»

L’événement du G20 -auquel participaient des PME comme le fabricant de boissons Cola 1642 et le concepteur de fermes aquaponiques ÉAU – a confirmé pour Vicky que le Canada produit des technologies intéressantes qui pourraient répondre à des besoins du marché chinois. Et lui a donné envie d’en savoir plus. Ce qui explique la visite exploratoire qu’elle effectue en ce moment en compagnie de son amie Ellen Zhang.

Vendre la marque Québec et la marque Canada d’abord et les start-ups ensuite

«Lorsqu’un Chinois voit un produit allemand, il pense qualité, fiabilité, design. Lorsqu’il voit un produit français, il pense à la culture, à la gastronomie et au raffinement français, explique Vicky. Ces deux pays ont réussi à établir des images, un univers, dans les têtes du peuple chinois. L’Allemagne, par exemple, évoque le concept d’industrie 4.0. La France, quant à elle, organise des festivals de cinéma et de musique. L’été, chaque soir, on peut assister à des événements musicaux dans 20 lieux de Shanghai. Le Canada devrait s’inspirer de ces initiatives.» Elle poursuit, «Lorsqu'il organise des événements en Chine, le Canada parle de commerce et d’échanges. Il devrait plutôt nous parler de sa culture. On vend la culture d’abord et les produits ensuite.»

Elle cite le cas de l’Australie, un pays qu’elle estime similaire au Canada, qui aurait particulièrement bien réussi à positionner trois de ses produits : son bœuf, son système d’éducation (de nombreux Chinois vont poursuivre leurs études en Chine) et son industrie touristique.

Vicky et Ellen invitent les entrepreneurs québécois qui ont envie d’en savoir plus sur le marché chinois à les rencontrer d’ici le 15 avril.

Voici leurs courriels :

Ellen Zhang, ellenxuanzhang@sina.com

Vicky Yang, vicky.yang@eigeninvest.com

 

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueur et journaliste de solutions pour la marque Les Affaires. Elle contribue à l’édition papier, au contenu web et à l’animation des événements. Elle pratique le journalisme de solutions qui consiste à présenter, avec un regard critique, des initiatives qui tentent de résoudre des problèmes sociétaux. Ses champs d’intérêt sont le nouveau capitalisme, l’innovation sociale, l’éthique, la gouvernance et la finance socialement responsable. Elle est régulièrement invitée à commenter ces enjeux dans les médias. Elle a coécrit quatre best-sellers (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi, J’ai perdu ma montre au fond du lac, La chaise rouge devant le fleuve). Son blogue, «Le fil de Diane» aide le lecteur à trouver le chemin vers une économie à impact sociétal positif.

Diane Bérard

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