Bérard - La fin des beignes chez Dunkin Donuts?

Publié le 25/06/2013 à 11:19, mis à jour le 25/06/2013 à 15:04

Bérard - La fin des beignes chez Dunkin Donuts?

Publié le 25/06/2013 à 11:19, mis à jour le 25/06/2013 à 15:04

BLOGUE. Si je vous dis « beigne », à quoi pensez-vous ? Tim Hortons et Dunkin Donuts probablement. Attention, cela pourrait changer. « Nous sommes un fabricant de breuvages », déclare désormais Paul Carbone, chef des finances de Dunkin Brands ( la société qui inclut les succursales Dunkin Donuts et Baskin Robbins), lorsqu’il rencontre les analystes.

Plus de la moitié (58%) des ventes de Dunkin proviennent du café et autres breuvages. Cette proportion est appelée à croître. Dunkin, une chaîne de l’est des États-Unis, part à la conquête de l’ouest. Cette semaine, par exemple, elle inaugure sa première succursale à Salt Lake City, Utah.

Mais ce que Dunkin vise vraiment c’est le château-fort de Starbucks : la Californie. Et ce, avec une stratégie bien particulière. Depuis 2010, Dunkin annonce son café là-bas sans y avoir un seul magasin. La première succursale californienne n’ouvrira qu’en 2015. C’est ce qu’on appelle « préparer le terrain ». Lorsque les Californiens entreront pour la première fois dans un établissement Dunkin Donuts - qui s’appellera peut-être simplement Dunkin, qui sait – ils auront été conditionnés à penser « café » et rien d’autre.

Dans le futur affrontement californien Dukin\Starbucks, Dunkin possède un atout: ses clients seraient plus loyaux que ceux de Starbucks. Depuis sept ans, le café de Dunkin Donuts est celui qui rassemble les consommateurs les plus fidèles. Les clients Starbucks se classent au second rand lorsqu'il est question de loyauté, selon le classement annuel Brand Keys.

L’offensive californienne de Dunkin Brands comporte un autre volet : le virage santé. En cours d’année, on trouvera des muffins et des beignes sans gluten dans ses comptoirs.

Pendant ce temps du côté de Starbucks…

À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueur et journaliste de solutions pour la marque Les Affaires. Elle contribue à l’édition papier, au contenu web et à l’animation des événements. Elle pratique le journalisme de solutions qui consiste à présenter, avec un regard critique, des initiatives qui tentent de résoudre des problèmes sociétaux. Ses champs d’intérêt sont le nouveau capitalisme, l’innovation sociale, l’éthique, la gouvernance et la finance socialement responsable. Elle est régulièrement invitée à commenter ces enjeux dans les médias. Elle a coécrit quatre best-sellers (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi, J’ai perdu ma montre au fond du lac, La chaise rouge devant le fleuve). Son blogue, «Le fil de Diane» aide le lecteur à trouver le chemin vers une économie à impact sociétal positif.

Diane Bérard

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