31% des Français connaissent l'entrepreneuriat social, et vous?

Publié le 07/04/2014 à 17:49

31% des Français connaissent l'entrepreneuriat social, et vous?

Publié le 07/04/2014 à 17:49

Les Affaires couvre le Skoll World Forum on Social Entrepreneurship à Oxford

31% des Français savent ce qu’est l’entrepreneuriat social. C’est 13% de plus que l’année dernier, nous apprend le 3e baromètre de l’entrepreneuriat social dévoilé aujourd’hui, 7 avril. Quel % des Québécois connaît l’entrepreneuriat social? Allons-y de quelques caractéristiques :


1- Une entreprise sociale a été créée dans l’unique but de régler un problème social ou environnemental.


2- Une entreprise sociale est définie par sa mission. Et non par sa structure ou son modèle d’affaires. Certaines entreprises sociales sont des OBNL ( organismes à but non lucratif), d’autres sont des entreprises à but lucratif.


3- Une entreprise qui pratique la philanthropie n’est pas une entreprise sociale. L’entrepreneuriat social contient le mot «entrepreneuriat».


4- Une entreprise qui pratique la RSE n’est pas une entreprise sociale. Coke n’est pas une entreprise sociale même si elle a considérablement réduit sa consommation d’eau. L’Oréal n’est pas une entreprise sociale même si elle consacre beaucoup d’argent et d’effort à la cause des femmes ou qu’elle a réduit l’emballage de ses produits.



« Un entrepreneur social est trop à gauche pour les entreprises traditionnelles et trop à droite pour les fondations philanthropiques. »


Coke fabrique des boissons et l’Oréal des cosmétiques, aucune n’a été créée pour résoudre un problème social ou environnemental.


Le Québec est très actif en entrepreneuriat social. Pour découvrir quelques entreprises sociales vous pouvez visiter le site canadien du réseau Ashoka, le plus important réseau mondial d’entrepreneurs sociaux.


Le plus belle définition que j’ai entendue d’un entrepreneur social est la suivante. :


« Un entrepreneur social c’est quelqu’un qui n’entre dans aucun cadre. Il est trop à gauche pour les entreprises régulières et trop à droite pour les fondations philanthropiques ». La citation vient de Ben Goldhirsh, fondateur du magazine Good, devenu la plateforme Good.


Nous parlerons toute la semaine d’entrepreneuriat social puisque je suis en route pour Oxford, en Angleterre. Les Affaires fait partie des medias triés sur le volet pour couvrir la 11e edition du Skoll World Forum on Social entrepreneuship.


Vous pourrez donc me suivre sur ce blogue, mais aussi sur Twitter et LinkedIn.


Je vous invite à commenter, il me fera plaisir d’échanger avec vous sur ce theme qui me tient à coeur.


D’ailleurs, je vous invite à vous joindre à un tweetup demain entre 15 et 16h. Il vous suffit de sélection #CSRchat. Nous serons 4 participants du Skoll Forum à échanger sur la RSE. Une idée de Susan McPherson.


Avez-vous des questions à propos de l’entrepreneuriat social ? Si mon blogue suscite votre intérêt, sachez que l’Institut du Nouveau Monde organise un événement sur ce thème le 18 juin prochain. Il reste peut-être quelque places.


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À propos de ce blogue

Diane Bérard est chroniqueur et journaliste de solutions pour la marque Les Affaires. Elle contribue à l’édition papier, au contenu web et à l’animation des événements. Elle pratique le journalisme de solutions qui consiste à présenter, avec un regard critique, des initiatives qui tentent de résoudre des problèmes sociétaux. Ses champs d’intérêt sont le nouveau capitalisme, l’innovation sociale, l’éthique, la gouvernance et la finance socialement responsable. Elle est régulièrement invitée à commenter ces enjeux dans les médias. Elle a coécrit quatre best-sellers (Deux filles le mercredi soir, Les fous du roi, J’ai perdu ma montre au fond du lac, La chaise rouge devant le fleuve). Son blogue, «Le fil de Diane» aide le lecteur à trouver le chemin vers une économie à impact sociétal positif.

Diane Bérard

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