Bourse: l'inversion de la courbe des taux d'intérêt envoie un signal clair

Publié le 05/08/2022 à 07:30

Bourse: l'inversion de la courbe des taux d'intérêt envoie un signal clair

Publié le 05/08/2022 à 07:30

Deux courbes qui se croisent

Reste à voir avec quelle intensité la récession va frapper, selon Nicolas Vaugeois. (Photo: 123RF)

BALADO. Depuis le début du mois de juillet, les taux des obligations gouvernementales américaines à échéance de deux ans sont supérieurs à ceux des obligations à échéance de dix ans.

Un tel phénomène est appelé une inversion de la courbe des taux d'intérêt, puisque normalement, les taux des obligations à plus longue échéance sont supérieurs à celles de plus courte échéance.

«Lorsqu'un tel phénomène survient, cela signale que les investisseurs préfèrent protéger leur portefeuille avec des obligations à plus longue échéance, qui sont moins affectées par les soubresauts économiques à court terme», explique Nicolas Vaugeois, gestionnaire de portefeuille chez Fiera Capital.

Essentiellement, cela envoie le signal que l'économie américaine se dirige vers une récession, si ce n'est pas déjà fait après deux trimestres consécutifs de contraction du produit intérieur brut de la première économie mondiale. «On pense que le troisième trimestre sera aussi négatif», ajoute-t-il.

Ce qui différencie la situation actuelle des précédentes fois où on a pu observer une inversion de la courbe des taux d'intérêt, c'est la situation de l'inflation, qui a atteint 9,1% aux États-Unis en juin, ce qui constitue un sommet en 40 ans.

«Deux facteurs sont à surveiller. Premièrement, on va voir avec quelle intensité la récession va frapper. Deuxièmement, on va voir si l'inflation va redescendre. Le gros défi de la Réserve fédérale américaine, et de la Banque du Canada, c'est de ramener l'inflation à un niveau acceptable, ce qui n'était pas le cas avant les récessions de 2008 et de 2000», illustre Nicolas Vaugeois.

Dans ce contexte, les investisseurs qui veulent profiter de rendements acceptables à court terme feraient bien, selon lui, de se réfugier dans les obligations à brève échéance jusqu'à ce que l'économie se replace.

 

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