Intelligence humaine: protéger son espace

Publié le 10/05/2022 à 13:00

Intelligence humaine: protéger son espace

Publié le 10/05/2022 à 13:00

(Photo: ThisisEngineering RAEng pour Unsplash)

 


Pour que notre économie ne repose pas sur le seul espace-temps disponible des «utilisateurs», il faut pousser les jeunes à étudier les mathématiques, ça devient impératif.

BLOGUE INVITÉ. Le Québec se positionne comme un chef de file en matière d’intelligence artificielle. Selon un rapport publié par Investissement Québec, plus de 500 millions de dollars (M$) de fonds publics et près de 1,4 milliard de dollars d’investissement du secteur privé ont été engagés pour développer le secteur dans les dernières années.

Mission accomplie: Element AI, Interactive Behavior, et Shopify sont autant de modèles d’affaires à succès qui n’auraient pas pu se développer sans le flair et le soutien de bailleurs de fonds avisés.

La santé économique d’une province ou d’un pays se mesure par des indicateurs comme le pouvoir d’achat des habitants, la possibilité d’entreprendre, la saine redistribution des richesses et l’agilité des institutions pour faire face aux évolutions des dernières années. Le Québec offre sans contredit à ses citoyens et aux PME un contexte privilégié pour s’épanouir et acquérir la sécurité matérielle nécessaire à un riche climat social propice au «vivre ensemble».

À cet égard, les institutions et les dirigeants font aussi preuve d’ouverture pour entendre les revendications issues de la diversité, mais aussi celles des nouvelles générations qui revendiquent le bien être au travail.

 

Café ou Teams

Pour bien travailler, justement, les géants comme Microsoft, Google ou Apple ont développé une pléthore de programmes et d’applications propices au dialogue. Finis les courriels, les équipes se parlent maintenant par Teams, clavardage interne ou même texto. Chacun a sa préférence et le choix de ces outils fait maintenant partie des couleurs à afficher à l’occasion du début d’une collaboration.

Les documents de travail sont stockés sur d’autres plateformes, tandis que le développement d’affaires un peu plus social se fait sur LinkedIn et que chacun continue à promouvoir ses bons coups sur Instagram. Avec la multiplication des canaux d’échanges de solutions pour collaborer, on se demande parfois si ces outils ne sont pas chronophages. C’est le sujet d’un article qui est publié ici.

 

Labyrinthe

Avec l’avènement du tout numérique, la collecte de données est devenue un sport pour les entreprises comme pour les utilisateurs. La vie quotidienne des professionnels et des particuliers peut vite devenir un labyrinthe: chacun d’entre nous gère une moyenne de 80 mots de passe. On doit aussi maintenant se passer de préposés à la banque, au supermarché et à l’embarquement pour des vols aériens.

Si l’on en croit les annonces récentes et le développement de nouveaux modèles d’affaires révolutionnaires basés sur les cryptomonnaies et la fintech, les développeurs de technologie ont de beaux jours devant eux. Les entreprises et les gouvernements ont intérêt à emboîter le pas dans un secteur où la rapidité l’emporte sur l’inertie. Dix nouveaux projets financés dans le cadre de l’Offensive de transformation numérique sont soutenus par le gouvernement du Québec à hauteur de 29,2 M$ pour appuyer 2600 entreprises.

Mieux vaut s’armer de patience et de retenue pour défendre l’intégrité de son espace numérique. Je discutais de tout ça avec une professionnelle chevronnée des technologies en finance à l’occasion de la soirée de dévoilement des finalistes de l’Association des femmes en finance du Québec  la semaine dernière. Elle avait encore de meilleurs conseils face à cette réalité. Toutes les plateformes qui consomment une bonne partie de notre temps sont conçues à partir d’algorithmes scientifiques. Pour que la diversité et les bonnes intentions continuent à émerger de ces nouveaux modèles et que notre économie ne repose pas sur le seul espace-temps disponible des «utilisateurs», «il faut pousser les jeunes à étudier les mathématiques, ça devient impératif».

 


À propos de ce blogue

Déborah Levy est rédactrice en chef de E-Premières et de «Premières en affaires», le magazine de l’actualité économique au féminin. Elle est associée à l’Agence Plurielles, la première agence pour la prise de parole au féminin et représente des personnalités publiques dans leur participation à des conférences et congrès. Cette série de chroniques lève le voile sur de nouveaux modèles de leadership.

Déborah Levy
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