Que faire quand on n’a plus (ou peu) de ventes?

Publié le 05/09/2013 à 11:54

Que faire quand on n’a plus (ou peu) de ventes?

Publié le 05/09/2013 à 11:54

Crédit: http://www.womenunlimitedworldwide.com/

Et oui, je l’ai posé la question. Malheureusement, beaucoup d’entrepreneurs sont confrontés à cette situation, avec des ventes qui ne sont pas au rendez-vous et qui se retrouvent pressés par leur entourage ou par la peur, d’abandonner. Mais vous savez comme moi que vous ne pouvez abandonner. Ou du moins, pas avant d’avoir essayé ces quelques trucs!

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1- Se remettre en question

C’est le moment de se poser les vraies questions. Pourquoi on enregistre peu ou pas de ventes? Le produit/service intéresse-t-il encore, ou autant qu’on le pensait? Le marché est-il prêt, ou plutôt saturé? Les moyens utilisés pour rejoindre les clients sont-ils les bons? La concurrence nous a-t-elle dépassés? Est-ce que nous fournissons vraiment tous les efforts nécessaires pour pousser notre entreprise? Souvent, des entrepreneurs vont rapidement « saisir une opportunité » de lancer une entreprise sans avoir testé assez longtemps les goûts et désirs de la clientèle visée, et se retrouvent, au milieu de l’aventure, perdus entre les besoins du public et ce qu’ils ont à offrir. Le but est de rattraper rapidement le retard.

2- Enquêter

Après la grande réflexion (qui se faire lors d’une retraite, loin de vos activités quotidiennes), rien de mieux que de sonder votre entourage (famille, amis, employés, collaborateurs…) mais surtout vos clients pour appuyer ou réfuter certains éléments qui vous tracassent. Sondage en ligne, questions sur vos médias sociaux, appels téléphoniques, courriels personnalisés…les moyens sont nombreux pour avoir un feedback de ceux qui côtoient votre entreprise. Sonder des personnes qui ne font pas partie de votre cible pourrait s’avérer très instructif, par l’objectivité de leurs commentaires, qui vous éclairera peut-être mieux.

3- Demander de l’aide

On entend souvent dire qu’il est important de déléguer aux membres de son équipe, mais quand on est seul(e), on se dit que ça ne s’applique pas à nous. Une des réalités auxquelles sont confrontés les entrepreneurs, c’est qu’on ne peut faire tout soi-même. Demander de l’aide à de véritables experts, qui ont à cœur la résolution de votre problème et la réussite de votre entreprise, devient incontournable. Certains diront que ça coûtera cher, mais sachez que ce ne sera pas plus cher que de perdre tout ce pour quoi vous avez travaillé…

4- Trancher

Les étapes précédentes franchies, vous amèneront probablement à faire un choix crucial : arrêter ou  continuer vos affaires (avec des changements importants). L’important est de trancher clairement, et d’agir en conséquence. Prendre des décisions n’est pas chose simple pour tous, il faut bien se l’avouer. C’est pourquoi je trouve important de passer à travers différentes étapes bien définies pour être en mesure de prendre une décision éclairée, éléments concrets en mains.

5- Relativiser

Rappelez-vous, la vie continue, que vous décidiez d’arrêter ou de continuer. Vous devez tout de même donner de la valeur à ce que vous avez réalisé, et vous armer de courage et de motivation pour affronter ceux qui n’y verront que l’échec. Une citation que j’aime beaucoup d’ailleurs est « que celui qui n'a pas traversé ne se moque pas de celui qui s'est noyé." Gardez cela en tête!

Si vous avez choisi de continuer, sachez que les échecs font partie de l’aventure entrepreneuriale, et vivre cette situation vous apprendra certainement des éléments essentiels pour garantir plus tard la croissance de votre entreprise.

 

Et vous? Que conseillerez-vous à quelqu’un qui a du mal à faire lever ses ventes?

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Éditrice du blogue Mots d'Elles, je suis la créatrice de Coloré Design, une marque d'accessoires de mode faits main à Montréal de tissus traditionnels. Je suis également chargée de projets en entrepreneuriat à la CRÉ de Montréal.

À propos de ce blogue

«Ceteris paribus» est un blogue de Déborah Cherenfant, qui est la présidente et porte-parole de la Jeune Chambre de commerce de Montréal ainsi que la directrice régionale, Femmes entrepreneures, au Groupe Banque TD. Elle souhaite que ses réflexions amènent à prendre conscience que non, toutes les choses ne sont pas toujours égales par ailleurs, comme semble le vouloir ce bon vieux principe économique.

Déborah Cherenfant

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