Pourquoi il est préférable de prendre sa retraite dans la neige 

Publié le 27/11/2015 à 07:45

Pourquoi il est préférable de prendre sa retraite dans la neige 

Publié le 27/11/2015 à 07:45

Rien à faire, ça ne rentre pas dans ma tête. L’expression «littératie financière» me fait grincer des dents et mon logiciel de correction ne la reconnaît toujours pas. Ce n’est pas moins un sujet important: elle renvoie aux connaissances financières de base et à la compréhension des produits financiers. Il s’agit du bagage nécessaire pour participer à la vie économique sans se faire plumer.

La société McGraw Hill a réalisé un test mondial (150 000 personnes de 140 pays) pour évaluer les connaissances en la matière. Le test était simple. Il comptait seulement cinq questions sur quatre thèmes: la diversification du risque, l’inflation, l’intérêt et l’intérêt composé.

Bonne nouvelle! On n’est pas si mauvais que le laisse croire Jacques Ménard, grand pèlerin pour le développement de la littératie financière. Le Canada arrive au cinquième rang, derrière Israël et les éternels premiers dans tout que sont les pays scandinaves (Suède, Danemark et Norvège).  

Il fait bon de prendre sa retraite au Canada

Y a-t-il un lien? Le Canada se taille une place dans le top dix des meilleurs endroits au monde pour prendre sa retraite. L’enquête de Mercer se base sur plusieurs critères, dont les prestations publiques, la fiscalité et l’épargne. Le pays arrive au 7e rang. Loin derrière, les États-Unis sont aux 14e rang. Au bénéfice des habitants du Plateau Mont-Royal, signalons que la France figure au 13e rang. Ce n’est plus la peine de râler contre l’hiver! Pratiquement toutes les premières places sont occupées par des pays nordiques. Qui a dit qu’il fallait prendre sa retraite au soleil?

Voici le top 10 Mercer des meilleurs pays pour passer sa retraite 

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Black Friday et abstinence

Je vous ai entendus. Sourd au tapage ambiant, vous êtes restés couchés sous la couette aujourd’hui ou vous êtes allé travailler, comme d’habitude. D’après les commentaires qu’a suscités mon billet sur le Black Friday publié mardi, vous n’irez pas jouer du coude dans les magasins lors de la grande messe des soldes. J’ai même senti une certaine répugnance pour cette activité païenne. Parmi vos commentaires, j'ai lu que cette frénésie de consommation était le symptôme d’un vide existentiel.

Je n’ai pas pris de congé non plus pour profiter des rabais, mais pour des raisons plus terre à terre. Ç’a plus à voir avec ma sudation et mes nerfs, je dirais. Je ne me laisse pas emporter par la vague, car j’ai horreur de la cohue. Ça explique pourquoi je n’aime pas arpenter les magasins durant le temps des fêtes en général. Il y trop de monde, ça ne va pas assez vite à mon goût et il fait chaud. Bref, on sue!

Ça ne fait pas de moi un pratiquant de la simplicité volontaire. Au contraire, j’ai des crises de consommation assez fréquentes que j’apaise dans les boutiques de fringues, les magasins d’électronique et les commerces d’articles de cuisine. Il n’y a plus de place dans mes armoires, c’est un drame.

Les inconditionnels du Black Friday et du Boxing Day me font penser à ces alcooliques à l’ancienne, ceux qui prenaient chaque année cinq ou six brosses monumentales d’une semaine entre lesquelles ils se tenaient relativement tranquilles. En comparaison, je suis un alcoolo fonctionnel qui prend ses trois verres de vin par soir. Ni un ni l’autre on satisfait les préceptes du savoir boire raisonnablement d’Éduc Alcool, mais je ne fais pas d’esclandre. 

Les vrais abstinents m’impressionnent. Je pense à ceux qui s’imposent des jeûnes draconiens de consommation. Comme cette blogueuse, par exemple, qui s’est astreinte à une discipline stricte pendant un mois. Les blogues de finances personnelles qui encouragent le régime sec sont nombreux. C’est plein de conseils pour être heureux avec rien. Il répète le même mantra: n’acheter que l’essentiel, baisser le chauffage, recycler, fabriquer, éviter les restos, ne pas toucher à l’alcool. C’est le secret pour devenir riche. Mais je vais vous faire un aveux: après un mois de ce régime, je me gratte au sang.

Et vous, en êtes-vous capables?

La pub dont on est plus capable

Vous avez de l’eau jusqu’aux genoux, un arbre vient de défoncer le toit de votre maison et vous appelez votre assureur sur le même ton que si vous commandiez une pizza. À l’autre bout du fil, une adolescente dans un centre d’appels tout gris et désert, vue à travers une webcam cheap. Le mauvais sort qui s’abat sur vous est une bénédiction pour elle qui n’a visiblement personne avec qui socialiser. Trop contente d’être en contact avec un humain, elle vous appelle par votre prénom. Cool!

Toujours avec vos pieds dans l’eau, décontracté comme dans un 5 à 7, vous démarrez un gros chronomètre qui se trouvait justement là. 

Je vous pose la question: est-ce que vous vous en foutez autant que moi que votre dossier soit ouvert en moins 10 secondes?

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À propos de ce blogue

Les finances personnelles, ça consiste à gérer son argent au jour le jour en fonction d’objectifs plus ou moins éloignés. En regardant du bon angle, on constate qu’il s’agit d’un instrument pour réaliser ses ambitions et ses rêves. C’est avec humanité et une pointe d’humour que Daniel Germain compte aborder les finances personnelles dans ce blogue, dont l’objectif est de vous informer et de vous faire réagir. Daniel Germain assume la direction du magazine de finances personnelles Les Affaires Plus depuis 2002 et a développé de vastes connaissances sur le sujet.

Daniel Germain