Êtes-vous un «Homo économicus» cette année?

Publié le 14/12/2023 à 10:45, mis à jour le 14/12/2023 à 09:12

Êtes-vous un «Homo économicus» cette année?

Publié le 14/12/2023 à 10:45, mis à jour le 14/12/2023 à 09:12

Plus de la moitié des Québécois (56%) comptent en profiter des soldes d'après-Noël. (Photo: 123RF)

EXPERT INVITÉ. Les fêtes de fin d’année arrivent à grands pas et, comme vous le savez, cette période est très importante pour nos commerces. 

Malgré une situation économique plus difficile en 2023 (inflation, augmentation des taux d’intérêt, etc.), la majorité des Québécois ont prévu de perpétuer la tradition et d’offrir des cadeaux pour les Fêtes (61%) en consacrant, pour la majorité d’entre eux, un budget de dépenses quasi égal aux sommes dépensées l’année dernière. Mais, ce n’est pas le cas pour tous! En effet, le tiers (35%) des consommateurs pensent dépenser moins que l’an dernier de façon générale. En moyenne, les ménages québécois qui effectuent des achats lors des Fêtes ont prévu un budget total de 1059$ cette année, comparativement à 1090$ en 2022.

Les festivités sont une tradition importante dans notre province, et de nombreux Québécois célèbrent cette saison en décorant leur maison, en échangeant des cadeaux et en organisant des repas festifs. Les consommateurs sont à la recherche de présents et d’autres articles saisonniers, mais surtout, de bonnes affaires! Les commerçants préparent souvent des promotions, des soldes, des séries limitées et des évènements pour attirer sa clientèle pendant cette période. C’est aussi un moyen de se distinguer de la féroce concurrence que l’on retrouve sur internet.

Si 42% des consommateurs avaient déjà acheté leurs cadeaux des Fêtes au moment du sondage en octobre dernier, les intentions d’achats pour le Vendredi fou et le Cyberlundi étaient en hausse de 13% par rapport aux achats effectués en 2022, un signe évident de cette quête de promotions. Selon le dernier Baromètre du Conseil québécois du commerce de détail, en collaboration avec Orama Marketing, 42% des Québécois comptaient en profiter. Même qu’un tiers de ces consommateurs prévoyaient y dépenser plus que l’année dernière, soit une hausse de 9%. 

Tout ceci sans oublier les soldes de l’Après-Noël, où plus de la moitié des Québécois (56%) comptent bien en profiter le 26 décembre prochain. 

Cela étant dit, tous les consommateurs ne font pas partie de l’espèce «Homo économicus»! En effet, 48% des consommateurs mènent des recherches en prévision des Fêtes pour trouver le meilleur prix, alors que 10% d’entre eux achètent ce qui les attire sans tenir compte du coût.

Finalement, suivant la tendance des dernières années, de plus en plus de consommateurs font tout ou une partie de leurs achats en ligne pendant la période des Fêtes. Plus précisément, un consommateur sur quatre (22%) privilégiera les achats sur internet. La majorité d’entre eux (66%) le fera, car il s’agit déjà du mode d’achat qu’ils privilégient de façon générale. Parmi les autres raisons évoquées, on retrouve la possibilité de profiter des aubaines en ligne et la commodité offerte par le commerce électronique (livraison à domicile, disponibilité des articles, etc.). Quant au mode d’acheminement, la quasi-totalité des consommateurs privilégiera la livraison au détriment de la cueillette en boutique.

En résumé, pour le commerce de détail au Québec, la fin d’année est une des périodes les plus achalandées, avec une demande accrue pour une variété de produits. Les commerçants s’efforcent de créer une expérience de magasinage agréable pour attirer les clients et répondre à leurs besoins. 

Quant à moi, je me fais la promesse de m’y prendre plus tôt cette année et, parmi tous les détaillants visités, de penser aussi aux commerces de la rue principale de mon quartier. Et vous?

À propos de ce blogue

Damien Silès est directeur du Conseil québécois du commerce de détail depuis janvier 2023. Doté d’une solide formation en commerce international, Damien Silès occupait depuis 2014 le poste de directeur général du Quartier de l’innovation de Montréal. Il a auparavant été, pendant six ans, directeur général de la Société de développement social de Ville-Marie, premier courtier social en Amérique du Nord, qu’il a fondée en 2008. L’action qu’il a menée à la barre de cet organisme a été saluée par les médias et lui a valu d’être nommé à deux reprises Personnalité de la semaine La Presse-Radio-Canada (février 2011 et juin 2013). De 2002 à 2008, il a également été directeur du membership et des ventes à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, poste qui lui a permis de tisser de solides relations avec le milieu des affaires québécois.

Damien Silès

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