Mooney: Le pouvoir des dividendes

Publié le 17/03/2013 à 23:26

Mooney: Le pouvoir des dividendes

Publié le 17/03/2013 à 23:26

BLOGUE. À chaque fois que j’écris au sujet des dividendes, je suis surpris par les réactions de lecteurs. Par exemple, j’ai eu le malheur d’écrire il y a quelques mois que les dividendes n’étaient pas aussi importants qu’on semblait le croire. Plusieurs m’ont écrit pour me dire, gentiment, que j’étais un imbécile...

En fait, je n’ai jamais dit, ni laissé croire d’aucune façon que les dividendes n’étaient pas importants. J’ai seulement tenté de nuancer leur importance. Et ces nuances sont importantes.

Par exemple, dans l’édition de cette semaine du Barron’s, on retrouve un tableau affichant la performance des secteurs industriels du S&P 500 de la fin de 1989 jusqu’au 13 mars 2013, avec et sans dividende. Et du premier coup d’oeil, l’apport des dividendes est vraiment impressionnant.

Ainsi, le rendement annuel composé du S&P 500 a été de 6,59% pendant la période. Si vous ajoutez le dividende réinvesti (aspect crucial), le rendement passe à 8,9%. Cette différence de plus de 2% par année est immense à long terme. Ainsi, un placement de 10 000$ le 31 décembre 1989 dans le S&P valait 43 988$ le 13 mars ; ce même placement valait 72 293$ avec les dividendes réinvestis.

La meilleure performance sectorielle appartient aux titres des technologies de l’information, avec un rendement annuel composé de 9,02%, si on ne comprend pas les dividendes. Si on tient compte de ce dernier facteur, c’est le secteur de l’énergie qui domine avec un rendement annuel composé de 11,3% (8,27% sans le dividende).

Le secteur de la santé est deuxième avec un rendement de 10,96% avec les dividendes (8,85%).

Ces deux secteurs paient des dividendes plus élevés que les titres technologiques, ce qui explique leur meilleur rendement à long terme.

Par contre, il est intéressant de constater que des secteurs reconnus et achetés souvent pour leur dividende n’ont pas de rendements élevés, voire inférieurs à la performance du S&P 500. Par exemple, le secteur des services publics a procuré un rendement annuel de 2,69% et un rendement annuel total de 7,55%. Le seul secteur pire est celui des services en télécommunications, soit 5,78% par année (rendement total).

Selon moi, le message est clair : le dividende est un complément enrichissant, mais si votre placement est de piètre qualité, dividende ou pas, votre rendement total sera médiocre !

Bernard Mooney

P.S. Les deux autres secteurs à faire moins bien que le S&P 500, incluant les dividendes, sont les services financiers (rendement annuel total de 7,8%) et celui des matériaux (7,68%).

 

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