Mooney - Ces titres québécois dominateurs

Publié le 16/09/2013 à 10:04, mis à jour le 16/09/2013 à 10:52

Mooney - Ces titres québécois dominateurs

Publié le 16/09/2013 à 10:04, mis à jour le 16/09/2013 à 10:52

BLOGUE. Intéressant de voir les titres québécois faire si bien alors que l’indice S&P/TSX fait du surplace. Intéressant de constater que la force des sociétés québécoises survient malgré la mauvaise performance des ressources naturelles.

Et encore plus fascinant de voir que la réputation voulant que les titres du Québec soient dominés par les ressources est fausse.

En date du 13 septembre, les titres québécois tel que mesurés par l’indice du Québec Morningstar Banque Nationale ont progressé de 16,2% par rapport à seulement 2,3% pour le S&P/TSX et une perte de 22,9% pour l’indice de la Bourse de Croissance.

Et le plus beau de cette performance à mes yeux, c’est qu’elle ne s’explique pas vraiment par un contexte quelconque. On ne peut pas dire par exemple que les sociétés québécoise profitent d’une quelconque tendance, d’un certain vent favorable, etc.

Au contraire, si vous regardez l’économie québécoise, vous constatez que même si nous ne sommes pas en récession, la croissance est médiocre. Et ce n’est pas beaucoup mieux au Canada.

Alors, comment expliquer? Il y a bien un rebond cyclique qui aide des sociétés comme Groupe Canam (+58% depuis le premier janvier) et ADF (+78%) et bien d’autres (comme Transat). Toutefois, si vous voulez une explication, vous la retrouverez dans la solide performance (exceptionnelle dans certains cas) d’entreprises d’ici, qui croissent à vitesse accélérée peu importe le contexte économique.

Des noms comme Stella Jones (+ 31%), MTY (+ 43%), Dollarama (+ 37%), Alimentation Couche-Tard (+ 29%), Lassonde (+ 19%), Paladin Labs (+ 44%) et Groupe CGI (+ 46%).

Ces titres ont tous progressé pour des raisons qui leur sont propres. Ils ne profitent donc pas d’un contexte particulier et éphémère. Plusieurs ont bien fait à la suite d’acquisitions importantes. Des sociétés comme Couche-Tard et CGI me viennent en tête. D’autres comme Dollarama sont des champions de la croissance organique.

Et comme on peut difficilement les relier (leur seul point commun évident est le fait que ce sont des titres québécois), on en parle peu. Il ne faut pas oublier que leur performance exceptionnelle est le fait de plusieurs années maintenant. Ce qui explique que ces sept sociétés ont une valeur boursière de plus de 30 milliards de dollars.

Je ne veux pas non plus vous faire croire qu’il n’y en a que sept. Non, ce ne sont que les plus évidents.

En fait, mon point, c’est que nous avons ici au Québec une catégorie d’entreprises de classe mondiale qui dominent et enrichissent leurs actionnaires depuis plusieurs années. Et on en parle si peu....On les encourage peu...On préfère faire des trous dans le Grand Nord....

Bernard Mooney

 

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