Buffett achète...et vous?

Publié le 14/03/2011 à 15:20, mis à jour le 14/03/2011 à 21:53

Buffett achète...et vous?

Publié le 14/03/2011 à 15:20, mis à jour le 14/03/2011 à 21:53

[Photo : Bloomberg]

Blogue. Warren Buffett a tenu parole. Dans son rapport annuel, il y a une couple de semaines, il écrivait qu’il avait rechargé son fusil et qu’il était prêt pour repartir à la chasse aux éléphants.

Ce matin, il a pointé son fusil vers Lubrizol, le géant des produits chimiques spécialisé dans les lubrifiants industriels, offrant d’acheter la société pour 135$ US l’action. C’est une prime de 28% par rapport au cours de vendredi.

Lubrizol devrait coûter 9,7 milliards de dollars (G$) US à Berkshire Hathaway, montant que le conglomérat paiera comptant. Lorsque M. Buffett mentionnait qu’il avait rechargé son fusil, il faisait allusion au fait que son bilan avait retrouvé sa solidité d’avant l’acquisition de Burlington Northern au début de 2010 pour 26G$ US.

Au 31 décembre 2010, Berkshire se retrouvait avec 38,2G$ US en encaisse, donnant à Warren Buffett les munitions pour faire une importante acquisition.

Et Lubrizol cadre bien dans les critères du légendaire investisseur. Il s’agit d’une société dont les activités sont très rentables tout en étant relativement stables et prévisibles. Il aime les dirigeants qui sont en place depuis plus de 20 ans.

Enfin, le prix payé est attrayant. Selon mes calculs, Berkshire paie environ 13,7 fois les fonds autogénérés libres réalisés en moyenne lors des deux dernières années.

Je vous avouerai que j’ai été surpris que M. Buffett passe si rapidement à l’action. Car même s’il écrit qu’il est prêt à acheter (ce qui est pratiquement toujours le cas), cela signifie qu’il peut acheter dans les prochains trimestres, voire les prochaines années. Ce n’est pas le genre à s’énerver et à hâter une décision pour impressionner Wall Street. Loin de là.

En fait, l’offre de Warren Buffett témoigne qu’il est vraiment convaincu que c’est le temps plus que jamais d’acheter «américain», ce qu’il écrivait noir sur blanc dans son rapport annuel.

Il n’est pas impressionné, ni affecté par les grands titres concernant les événements au moyen-orient, ni par le fait que le tremblement de terre au Japon risque de lui coûter quelques milliards en raison de ses activités dans l’assurance et la réassurance.

Il ne pense qu’à profiter des occasions en regardant uniquement à long terme.

En faites-vous autant?

Bernard Mooney

 

 

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