Comment le géant français Leroy Merlin s’est transformé pour rester en tête

Offert par Les Affaires


Édition du 23 Juillet 2015

Comment le géant français Leroy Merlin s’est transformé pour rester en tête

Offert par Les Affaires


Édition du 23 Juillet 2015

Par Olivier Schmouker

Leroy Merlin est en train de carrément se réinventer. Photo: Shutterstock

Au tournant de 2010, la direction de Leroy Merlin s’est sérieusement inquiétée pour l’avenir de la chaîne française de bricolage et de jardinage.

Elle venait en effet d’atteindre les objectifs qu’elle s’était fixés ; son chiffre d’affaires frôlait en France les 5 milliards d’euros (7 G$ CA), ce qui la plaçait en tête de son secteur d’activité sur le marché français. Si bien que la question lui a sauté aux yeux, terrifiante : « Et après ? »

De cette réflexion est née l’idée de redoubler d’audace : « Nous devons nous transformer. De fond en comble. En misant sur notre force principale, l’esprit d’entreprise dont savent faire preuve nos employés », a confié à l’époque l’un des dirigeants de Leroy Merlin à Nathalie Nowak, la présidente cofondatrice d’ImFusio, un cabinet-conseil en innovation et transformation ayant des bureaux à Paris (France), Barcelone (Espagne) et Montréal (Canada). Et de souligner : « Nous avons 10 années pour y parvenir. Pas une de plus ».

Tous explorateurs

L’opération de transformation a démarré par une phase d’exploration. Une vingtaine de groupes composés de 20 employés venus de toutes parts ont été formés. Leur mission : partir en voyage, en quête d’idées neuves. Et ce, en sortant loin des sentiers battus. « Certains sont allés au Japon, pour y étudier l’inventivité de ceux qui habitent dans de minuscules appartements. D’autres ont visité les ruches situées sur les toits de l’Opéra de Paris, pour analyser l’ingéniosité des abeilles », raconte Mme Nowak.

Résultat ? Tous les explorateurs se sont retrouvés par la suite lors d’une semaine « Innover pour inventer demain ». Le principe était simple : trois journées d’échange d’idées, puis deux journées d’idéation et de prototypage, histoire de passer de l’idée au projet. « C’était une semaine folle ! Des centaines d’idées ont été brassées et des dizaines de projets ont été montés, tous plus emballants les uns que les autres », dit Mme Nowak.

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