Smartika: ces luminaires connectés québécois font la barbe à leurs concurrents

Publié le 20/01/2017 à 10:32

Smartika: ces luminaires connectés québécois font la barbe à leurs concurrents

Publié le 20/01/2017 à 10:32

Pas besoin d’élire un chef de gouvernement populiste pour favoriser l’achat local. Les fabricants québécois savent se démarquer d’eux-mêmes. En voici la preuve.


L’an dernier, le fabricant montréalais Artika a fait une première incursion sur le marché des appareils connectés pour la maison avec une gamme de produits appelée Smartika. On attendait ces produits sur le marché dès le printemps, mais il a fallu attendre un peu plus longtemps avant de les voir apparaître sur les tablettes de la chaîne Réno-Dépôt (ils sont aussi vendus en ligne).


Ce printemps, cette distribution devrait s’étendre à d’autres chaînes nationales, dont Home Depot. Cette dernière tente de dominer le marché des luminaires et thermostats connectés pour la maison, notamment à l’aide de la plateforme Wink. Cette dernière est si médiocre qu’on ne peut que féliciter Smartika de ne pas tomber dans ce panneau…


Comme plusieurs autres entreprise québécoises, la PME de Griffintown était au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, au début janvier, afin d’attaquer le marché américain.


C’est là que ça se corse, car les luminaires connectés, il en existe des masses. Déjà, Philips, Belkin et Lutron, qui ne sont pas des petits joueurs, semblent avoir pris beaucoup de place. Du lot, seule la gamme Philips représente probablement une réelle menace pour les nouveaux joueurs comme Smartika. Ses luminaires de la gamme Hue s’intègrent bien aux plateformes comme IFTTT, Apple HomeKit, ou SmartThings, et aux applications tierces.


C’est un détail important, car les acheteurs vont souvent acheter des ampoules d’une marque, des thermostats d’une autre marque (et il en existe des bons!), des caméras WiFi d’une autre marque encore, et ainsi de suite. Un service comme IFTTT permet de contrôler tout ça d’un seul endroit, et non pas à travers plusieurs applications différentes. Ça permet aussi de tout automatiser.


Smartika n’a pas encore affiché ses couleurs en matière de compatibilité, mais ça ne devrait pas tarder, nous a-t-on dit. Le matériel est déjà prêt, il suffit d’ajouter quelques lignes de code au micrologiciel du contrôleur WiFi qui commande ses produits.



L’avantage québécois


De retour du CES, j’ai pu mettre à l’essai un échantillon des produits Smartika (ces derniers mois, j’ai pu essayer tous les produits mentionnés dans cet article, et, oui, Wink, c’est vraiment mauvais). Et ce qui détonne, c’est l’ingénieuse variété des produits Smartika offerts, ainsi que leur finition qui semble de très bonne qualité.


On en parlait dans un billet précédent: jouer la carte de la qualité, c’est la méthode choisie par plusieurs PME dans le vaste marché de l’électronique, et ça semble généralement faire mouche, même si ça coûte souvent plus cher. Parlant de prix, il y en a pour tous les budgets dans le créneau des luminaires à connexion WiFi, mais de façon générale, c’est plutôt cher. Smartika ne fait pas dans les produits bon marché non plus, mais ils devraient être plus durables que la moyenne, à prix comparable.


Des luminaires encastrés, des luminaires muraux (intérieurs ou extérieurs) et des rails d’éclairage WiFi? Ils ont ça en stock. Ils se jumellent à un pont sans fil permettant de les contrôler à partir d’une application mobile, sinon, l’autre option est d’utiliser une télécommande aimantée qui s’installe par-dessus l’interrupteur contrôlant l’éclairage. Pas bête.


En fait, dans la plupart des cas, elle évite d’avoir à utiliser le contrôleur WiFi. Les deux coûtent 45 $. Une façon de faire l’unanimité dans la maisonnée: les plus branchés peuvent automatiser leur éclairage selon le lever ou le coucher du soleil, les autres peuvent allumer ou éteindre quand ils entrent et sortent de la pièce.


La télécommande, comme l’application éponyme, permet aussi d’ajuster la chaleur de la lumière. De 2700 à 5000 kelvins, par exemple. Vous ne serez donc pas le Denis Coderre de la domotique. Personne n’ira vous chicaner sur l’intensité de la lumière bleue émise par vos luminaires connectés!




La maison connectée selon Smartika (Vidéo: Smartika).


 

À propos de ce blogue

Autrefois, on appelait ça de l'électronique mais de nos jours, les nouvelles technologies vont bien au-delà des transistors et des circuits imprimés. Des transactions bancaires à l'écoute en rafale d'émissions de télé les plus populaires, la technologie est omniprésente. Et elle comporte son lot de questionnements. Journaliste spécialiste des technologies depuis bien avant l'avénement du premier téléphone intelligent, Alain McKenna a observé cette évolution sous tous ses angles et livre ici ses impressions sur le sujet.

Alain McKenna
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