Lighthouse Labs: la porte d'entrée dans la clique la plus branchée de Montréal

Publié le 14/02/2019 à 06:30

Lighthouse Labs: la porte d'entrée dans la clique la plus branchée de Montréal

Publié le 14/02/2019 à 06:30

On parle de pénurie de main-d’œuvre d’un côté, mais de l’autre, ça ne signifie pas que le boulot de vos rêves vous sera offert sur un plateau d’argent. Si «vos rêves» se trouvent sur Internet, et si le boulot qui s’y rattache est lié au développement de sites ou d’applications informatiques, alors peut-être avez-vous déjà constaté à quel point se tailler une place dans le petit écosystème tissé serré des entreprises du web à Montréal n’est pas aussi simple que les statistiques officielles veulent bien nous le faire croire.

Le Lighthouse Labs, un organisme qui s’est installé à Montréal en 2016, mais qui existe ailleurs au Canada depuis 2013, se propose de vous faciliter la tâche, si votre objectif est d’avoir une carrière florissante dans ce qui peut être considéré comme une des cliques professionnelles les plus branchées de la province. «On parle d’un secteur où la plupart des nouveaux postes disponibles ne sont même pas affichés, donc impossibles à trouver de l’extérieur», commencent Cassie L. Rhéaume, directrice générale et Alain Wong, responsable de la communauté et des services carrières pour Lighthouse Labs Montréal.

En fait, le spécialiste des camps de formation en accéléré pour les gens désirant devenir des programmeurs web au sens très large (il a déjà proposé un programme de formation pour le blockchain…) tient tellement à aider ces gens qu’il va déménager, très prochainement, dans de nouveaux bureaux en plein cœur du quartier Mile-End, là où on trouve la masse la plus dense de développeurs de jeux vidéo, d’applications en tout genre et d’outils d’intelligence artificielle.

Mme Rhéaume et M. Wong bossent présentement à partir des bureaux flottants de WeWork de l’autre côté de la rue du Centre Bell. On les a rencontrés la semaine dernière, afin de parler du rôle que peuvent jouer les femmes, les gens issus des Premières Nations, et les immigrants pour aider l’industrie locale du numérique à continuer de croître.

Comme dans bien d’autres secteurs, ces trois groupes démographiques sont ici largement sous-représentés. Mais évidemment, l’offre de Lightouse Labs, qui prend la forme d’une formation spécialisée s’étalant sur dix semaines, s’adresse à tous.

Enfin, presque à tous. «On ne s’adresse pas aux entrepreneurs. On veut avant tout venir en aide aux gens qui veulent trouver un bon premier boulot dans la programmation web», nuance Mme Rhéaume. Avis aux gens intéressés par la culture des start-ups, mais qui ne se voient pas jongler avec les plans d’affaires ni gérer les rondes de financement en capital-risque…

Deux degrés de séparation

Passer du centre-ville au Mile-Ex est un changement de décor qui promet d’être brutal… Mais pour tout le reste, il n’y a que du positif à ce changement d’adresse, assure M. Wong, qui a roulé sa bosse pendant des années dans l’écosystème montréalais des start-ups.

Ça lui permet de tisser des liens avec d’éventuels embaucheurs. Ça procure aussi à son organisme d’être crédible au sein de l’industrie, en attendant d’être formellement reconnu par le ministère québécois de l’Éducation. Ainsi, l’organisme se targue d’un taux de placement fort élevé, la dizaine de nouveaux as de Javascript et des autres langages de programmation de l’heure qui composent chacune de ses cohortes n’ayant pas trop de difficulté à se trouver un poste… puis un autre, après, le premier servant généralement à faire ses preuves.

«On a un partenaire qui nous promet d’embaucher nos finissants, mais seulement une fois qu’ils auront acquis une première expérience au sein d’une autre entreprise», explique notamment Alain Wong. Car au-delà des startups, de plus grandes entreprises ont aussi besoin de nombreux programmeurs. C’est le cas de Shopify, dont les superbes bureaux montréalais ne demandent qu’à être occupés par davantage de développeurs.

Cette demande est cruciale, pour des gens qui sont peut-être en réorientation de carrière, et à qui on demande tout de même de débourser quelques milliers de dollars, afin de sauter dans le numérique sans trop savoir ce qui les attend au bout du compte.

Les groupes sous-représentés, une solution

Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, d’une part, et où de nombreux dirigeants établissent des cibles de diversité au sein de leur organisation, Lighthouse Labs se présente comme une solution deux-en-un. En décembre dernier, le centre de formation établi à Vancouver, Toronto et Montréal a d’ailleurs annoncé la création d’un programme de bourses d’une valeur de 150 000 $ qui vise à accélérer l’intégration des gens provenant de divers horizons sociodémographiques.

«La barrière à l’entrée du secteur technologique est très élevée pour certains groupes de gens. Pourtant, la technologie est supposée trouver des solutions aux problèmes du quotidien. C’est donc important de s’assurer que des gens d’origines et à l’expérience différentes puissent connaître une carrière fructueuse dans les technos», résumait Jeremy Shaki, PDG de Lighthouse Labs, au moment de l’annonce de ces bourses.

Une position qui résonne auprès de ses deux représentants montréalais… et qui semble attirer les curieux, puisqu’ils comptent organiser une dizaine de camps de formation cette année, avec comme objectif d’accélérer la cadence à une cohorte par mois par la suite.

À terme, Lightouse Labs pourrait devenir un bon moyen d’entrer dans le secteur informatique par la grande porte!

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À propos de ce blogue

Autrefois, on appelait ça de l'électronique mais de nos jours, les nouvelles technologies vont bien au-delà des transistors et des circuits imprimés. Des transactions bancaires à l'écoute en rafale d'émissions de télé les plus populaires, la technologie est omniprésente. Et elle comporte son lot de questionnements. Journaliste spécialiste des technologies depuis bien avant l'avénement du premier téléphone intelligent, Alain McKenna a observé cette évolution sous tous ses angles et livre ici ses impressions sur le sujet.

Alain McKenna
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