Système pour "qualifier" un locataire potentiel

Publié le 02/03/2012 à 17:25

Système pour "qualifier" un locataire potentiel

Publié le 02/03/2012 à 17:25

Par Martin Provencher

Système pour « qualifier » un locataire potentiel

BLOGUE- La technologie supportant les systèmes de gestion et de partage de l’information étant de plus en plus accessible et performante, on autorisa la naissance d’un nouvel outil qui permet aux propriétaires, à la réception d’une demande de location, d’avoir accès aux dossiers criminel et de crédit, entre autre, d’un locataire postulant. C’est en quelque sorte la forme moderne de l’ancienne « black list » que se constituait chaque propriétaire au fil de ses mésaventures et qu’il partageait souvent, de façon informelle, avec ses pairs. Ce nouvel outil porte un nom : proprioenquête.1

Dans un marché ayant atteint (et même dépassé) 15 fois les revenus bruts, les acheteurs d’immeubles à revenus assument un risque important puisqu’ils doivent fréquemment, à l’achat, combler, de leur poche, la différence entre les revenus de location générés par l’immeuble et l’ensemble des dépenses de ce dernier. Imaginez le stress en période de renouvellement des baux et de location, lorsqu’un locataire quitte… ou se voit expulsé.

 

À cela s’ajoute un taux de vacance qui se relâche progressivement, ce qui augmentant ainsi la concurrence entre les propriétaires, ce qui est particulièrement vrai au Québec où le marché locatif est très fractionné. En effet, nous comptons environ 270 000 propriétaires qui, pour une vaste majorité, ne possède individuellement que quelques unités de logement. Il suffit de constater la diversité des numéros de téléphone apparaissant sur les affiches à louer pour réaliser jusqu’à quel point, chacun des immeubles d’une même rue appartiennent à autant de propriétaires, à la recherche de revenus de location.

 

C’est de cette concurrence entre propriétaires, actuellement en recrudescence, dont tentent de tirer profit certains locataires à la moralité vacillante et au crédit tout aussi fragile que leur étique. Le modus operendi de cette « clientèle » indésirable qui, heureusement aux dires des groupes de défense des droits des locataires ne représente qu’une infime minorité, (enfin presqu’un locataire ou deux sans plus), est des plus simple : D’abord, ne pas payer la totalité du loyer, volontairement ou non, afin d’étaler le montant mensuel au bail sur l’ensemble du mois, en trois ou quatre versements. Ainsi, la dernière portion payable du loyer du mois précédent empiète sur le paiement du mois courant, permettant lentement mais sûrement, l’accumulation de retards, et donc d’une dette de loyers envers le propriétaire. Ce dernier multiplie alors la fréquence des collectes, revenant souvent bredouille, espérant pouvoir stopper l’hémorragie. Le temps passe, les retards s’accumulent, la dette gonfle. Le propriétaire en vient à demander le départ de son locataire qui dès lors, ne paie plus. Ensuite, il ne reste plus qu’à ajouter aux coûts des travaux de remise à neuf du logement, une fois vacant, l’ensemble des mois perdus dans le processus d’éviction (additionné de la dette initiale). Voilà pourquoi ce nouveau système de qualification des locataires potentiels connaîtra un succès grandissant!

 

Martin Provencher, auteur-conférencier en immobilier

www.martinprovencher.com

  1. Les locataires passés au peigne fin, La Presse cité par Le Nouvelliste, mardi le 21 février 2012, p. 16

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