La sélection de titres, un mythe ?

Publié le 29/09/2012 à 00:00

La sélection de titres, un mythe ?

Publié le 29/09/2012 à 00:00

Par Ian Gascon

Est-il préférable de faire sa propre sélection de titres, de choisir un gestionnaire qui le fera pour vous ou d'opter pour une approche indicielle ? Les études sur le sujet sont nombreuses, et la plupart des intervenants ont des intérêts commerciaux divergents. Résultat : le débat fait jaser. Voici quelques arguments pour entretenir vos réflexions !

Les investisseurs autonomes

Lorsqu'un investisseur autonome construit son portefeuille, il doit s'assurer de bien respecter son profil d'investisseur et de ne pas négocier fréquemment selon les aléas des marchés. Malheureusement, l'étude de Jean-Marc Suret (2011) montre que les investisseurs autonomes ont des portefeuilles déficients sur plusieurs plans et que la majorité d'entre eux surestiment leur niveau de connaissances. Comparer régulièrement sa performance à un indice qui reflète bien son profil d'investisseur est essentiel pour savoir si on fait partie des investisseurs d'exception !

Est-il alors préférable de choisir un gestionnaire ou un fonds commun de placement ? Certes, il existe des gestionnaires qui ont obtenu des résultats exceptionnels. Sur 1 000 gestionnaires, il y en aura toujours quelquesuns qui se démarqueront, c'est inévitable. Barras, Scaillet et Wermers (2009) ont démontré que, sur une période de 32 ans aux États-Unis, seulement 0,6 % des 2 076 fonds communs (seulement 12) ajoutaient de la valeur sans que ce soit dû à la chance, et ce, après avoir tenu compte des frais de gestion. Au Canada, il y a plus de 12 000 analystes financiers et aux États-Unis, plus de 200 000. Il est normal qu'il soit difficile de tirer son épingle du jeu, et il faut en être conscient. Lors de la sélection d'un gestionnaire, ne vous fiez pas uniquement à son historique de rendement. Comprenez bien son approche d'investissement et assurez-vous que les frais chargés sont raisonnables.

L'indiciel

La critique la plus fréquente de l'approche indicielle est qu'elle va systématiquement sous-performer l'indice de référence, alors qu'un gestionnaire actif peut le battre. Pris à la lettre, c'est vrai, car l'objectif d'un produit indiciel est de calquer la performance d'un indice de laquelle on doit soustraire les frais de gestion. Mais sur une longue période, estil préférable d'obtenir la performance d'un indice moins des frais de gestion faibles ou d'avoir la « possibilité » de battre un indice en payant systématiquement plus cher ? Vos chances de réussir sont meilleures avec la première option.

La diversification

Le rendement d'un portefeuille vient majoritairement des décisions d'allocation entre les différentes catégories d'actifs. La sélection de titres est une décision importante, mais secondaire, qui peut être simplifiée en optant pour une approche indicielle à faible coût.

Le portefeuille

Comment alors bien diversifier son portefeuille ? La plupart des intervenants financiers ont leur propre outil, souvent offert en ligne, pour établir un profil d'investisseur qui balise les paramètres d'une allocation de portefeuille appropriée. Il ne reste alors qu'à bien choisir ses fonds indiciels et à appliquer une approche d'investissement systématique. À titre indicatif, il est possible de construire des portefeuilles diversifiés de FNB ayant des frais de gestion inférieurs à 0,35 % par année, auxquels s'ajoutent les frais de transaction.

Ian Gascon est président de Placements Idema, un gestionnaire de portefeuille spécialisé dans les FNB.

À la une

Guerre en Ukraine: vers un scénario à la coréenne?

ANALYSE. Plusieurs scénarios sont possibles en Ukraine, mais le plus plausible est une division durable du pays en deux.

Faire partie de la même équipe que Cole Caufield avec Lipsweater

01/07/2022 | Emmanuel Martinez

Une start-up montréalaise propose aux mordus du hockey de faire partie du même club que Cole Caufield.

Bourse: Wall Street termine en hausse, coup de rein avant le week-end férié

Mis à jour le 01/07/2022 | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de Toronto est fermée pour la Fête du Canada.