De nouveaux outils pour se lancer en affaires à Québec

Publié le 09/03/2013 à 00:00

De nouveaux outils pour se lancer en affaires à Québec

Publié le 09/03/2013 à 00:00

Bourses, programmes de mentorat, incubateur : la Ville de Québec multiplie en ce début d'année les initiatives pour stimuler l'entrepreneuriat et accompagner les jeunes entrepreneurs.

Les intentions d'entreprendre restent faibles à Québec malgré la bonne performance de l'économie. Voilà pourquoi le maire Régis Labeaume, qui se considère comme un entrepreneur public, met le paquet pour changer le cours des choses.

À Québec, 4,8 % de la population aurait l'intention de créer ou de reprendre une entreprise, par rapport à 7,9 % dans le reste de la province, selon une étude de la Fondation de l'entrepreneurship. «Nous avons un méchant retard, constate le maire. Québec doit donc être stimulée pour maintenir son taux d'emploi.»

Ce retard, selon lui, s'explique par la forte concentration d'emplois dans la fonction publique. Elle diminue à mesure que la ville diversifie son économie, mais les changements nécessitent du temps et des actions, constate le maire.

«On ne peut pas changer la culture d'une ville du jour au lendemain», indique M. Labeaume, qui tente de mettre en place les bons outils pour élargir la contribution des PME dans l'économie de sa ville.

Les entrepreneurs en herbe qui choisiront Québec comme lieu d'affaires disposeront ainsi de plusieurs leviers au cours des prochaines années.

1. Programme de bourses à l'École d'entrepreneurship de Beauce

Au cours des cinq prochaines années, la Ville de Québec offrira 10 bourses d'une valeur de 25 000 $ chacune pour participer au programme Élite. Sont admissibles les entrepreneurs qui sont propriétaires et gestionnaires d'une entreprise établie à Québec. Il faut aussi avoir 45 ans ou moins, et cumuler trois ans d'expérience entrepreneuriale en tant qu'actionnaire majoritaire ou gestionnaire principal. On s'adresse au Service de développement économique de la Ville pour les détails.

2. Mentorat

La Ville de Québec a conclu une entente de cinq ans avec SAGE, un organisme qui s'occupe de mentorat d'affaires et offre un service personnalisé d'accompagnement grâce à une centaine de mentors. SAGE recevra 675 000 $ pour mener à bien sa mission.

Soixante-treize pour cent des entreprises mentorées franchissent le cap des cinq années d'existence, ce qui double le taux de réussite par rapport aux entreprises laissées à elles-mêmes.

«On veut montrer aux jeunes qu'ils doivent aller chercher un mentor. Les jeunes entrepreneurs ont des réticences, parce qu'ils ne veulent pas montrer leurs chiffres. Ils pensent qu'ils sont capables de tout faire, seuls. Mais ça vaut la peine d'investir là-dedans. Les statistiques le montrent, c'est payant», affirme le maire Régis Labeaume.

3. Programme d'incubation en optique-photonique

À la mi-février, le pdg de l'Institut national d'optique (INO), Jean-Yves Roy, lançait le programme Entrepreneur en résidence. Il s'agit d'une formule d'incubation de nouvelles entreprises issues des résultats de la recherche en optique-photonique. Une contribution pouvant atteindre 200 000 $ par entreprise créée sera accordée.

L'INO et Anges Québec sont donc à la recherche d'entrepreneurs expérimentés, avec un réseau de contacts et une vision d'affaires. Ils seront hébergés et auront accès pendant 18 mois à des applications expérimentales résultant de la recherche à l'INO.

Les entrepreneurs auront le mandat de développer un modèle d'entreprise viable et rentable. Ils seront appuyés par les chercheurs de l'INO pour la technologie et par l'équipe du développement des affaires et Anges Québec pour la commercialisation.

«Nous visons la création d'une dizaine d'entreprises d'ici quatre ans», précise M. Roy.

Depuis sa création en 1985, l'Institut a été à l'origine de 28 essaimages d'entreprises et a réalisé près de 50 transferts technologiques vers l'industrie.

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