Attachés à leur identité sociale

Publié le 03/04/2010 à 00:00

Attachés à leur identité sociale

Publié le 03/04/2010 à 00:00

" Ma planificatrice financière m'a dit que ce n'était pas payant pour moi de rester au travail, alors j'ai pris ma retraite ", explique Yvon Paré. Cet ancien professeur de cégep est ensuite retourné travailler à temps partiel, comme chargé de cours à l'Université de Montréal, où il forme sa relève.

" Je ne me voyais pas rester improductif. Je suis curieux, j'aime les nouveaux défis et j'ai toujours la passion d'enseigner. "

Yvon Paré et sa conjointe Carole Casavant-Paré sont tous les deux des retraités actifs. Infirmière à la retraite, elle aussi est retournée au travail, à temps partiel, parce qu'elle tenait à son " identité sociale ". Âgé de 61 ans, ce couple de Saint-Bruno incarne la réalité des baby-boomers : ils ont trimé dur et veulent s'accorder du répit, mais ils refusent l'inactivité et veulent un travail valorisant qui réponde à leurs critères.

Pas de pression

Carole Casavant-Paré était gestionnaire de cas au programme de soutien à domicile d'un CLSC. Elle s'est prévalue de la retraite progressive, mais malgré cela, le poids des responsabilités était trop lourd, car on lui demandait d'être à la fois intervenante-pivot auprès de sa clientèle régulière et d'aller faire des évaluations à domicile dans le cadre d'autres programmes (désengorgement des urgences, soins palliatifs, convalescence).

Après avoir pris sa retraite, elle a travaillé pendant un an comme conseillère à la vente chez Simons. " C'était agréable, une belle équipe et il n'y avait pas de pression ! " se souvient-elle.

Puis le CLSC l'a rappelée pour faire de façon ponctuelle une partie de son ancien travail, soit les évaluations à domicile. Le travail avait été réorganisé et les deux tâches avaient été séparées. Elle a accepté avec joie. " C'est ponctuel, je fais ce que je connais le mieux, et je peux utiliser mon expertise ", relate-t-elle. Cet emploi lui permet également d'être aidante naturelle pour sa mère et son beau-père, tous deux âgés de 86 ans.

Pas pour l'argent

Après avoir passé un an à jouer au golf, George Bourelle, ancien pdg de Prévost Car et de Novabus, s'ennuyait. Il a d'abord accepté de siéger à un conseil d'administration. Ensuite, ce fut un mandat à titre de dirigeant par intérim. Maintenant, il siège à quelques conseils et il aide de jeunes présidents d'entreprise qui recherchent de l'accompagnement individuel en stratégie.

À 69 ans, Georges Bourelle est donc " au travail " environ trois jours semaine. " L'argent que cela m'apporte, ce n'est pas grand chose, observe-t-il. Je le fais parce que je trouve important de transmettre mon expérience et parce que j'ai envie de rester en contact avec mon réseau social. De cette façon, j'ai le bonheur de contribuer à bâtir quelque chose sans avoir à en subir le stress ", explique-t-il.

Trois raisons pour retourner au travail

Selon la psychologue Josée Blondin, le retour au travail répond à trois besoins élémentaires : un besoin de structure, un besoin d'intégration sociale et un besoin d'accomplissement.

Sonder ces motivations chez leurs employés aidera les employeurs à mieux formuler leur offre. Votre employé a-t-il envie de développer des compétences non exploitées ? Veut-il continuer à faire ce qu'il fait le mieux ? Voilà des pistes, avance-t-elle. Quant à eux, les retraités de retour au travail doivent cerner leurs motivations avant de s'engager dans un nouvel emploi.

Chose certaine, l'employeur sera appelé à faire preuve d'une plus grande souplesse. " Ils me disent : l'été je ne travaille pas, je fais mon jardin. L'hiver, s'il y a tempête de neige, oubliez-moi; et rappelez-moi seulement si vous avez un mandat intéressant ", lance Marie-Christine Hébert, directrice adjointe des ressources humaines à la Commission scolaire de Montréal.

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