Avenir prometteur pour le courtage en ligne

Publié le 11/12/2009 à 14:50

Avenir prometteur pour le courtage en ligne

Publié le 11/12/2009 à 14:50

L'investissement en ligne connaît un boom, une tendance qui est là pour durer, croient les experts. La technologie offre encore un potentiel immense pour rendre le courtage en ligne plus attrayant.

Tous les représentants s'entendent pour dire que le secteur a déjà connu une progression remarquable au cours des dernières années. Nicolas Millette, de la Banque Nationale, parle d'une hausse annuelle " très nette " de 25 % du volume de transactions depuis trois ans. Jason Storsley, pdg de RBC Placements en direct, note une croissance de 44 % des actifs dans les comptes ouverts en ligne chez RBC depuis un an. Chez BMO Banque de Montréal, on remarque une augmentation de 103 % du nombre de comptes ouverts au cours de la même période.

Prendre le contrôle de ses placements

L'industrie a bénéficié du tsunami boursier de 2008 et de la grande volatilité qui a suivi. " Dans la tempête, on a remarqué que les investisseurs voulaient de plus en plus prendre le contrôle de leurs placements et se fier à eux-mêmes ", explique M. Storsley, de RBC. Leur objectif était de mieux suivre la réalité quotidienne des marchés, ajoute-t-il, de réagir rapidement pour réaliser des gains... ou de limiter leurs pertes.

À cette frénésie, il faut aussi ajouter l'entrée en vigueur du nouveau Compte d'épargne libre d'impôt (CELI) au Canada, selon Jamal Khalil, directeur régional, Québec et provinces de l'Atlantique, chez BMO Banque de Montréal.

Nicolas Millette croit que les réductions des frais de transactions survenues ces dernières années ont contribué à l'essor du secteur. Il n'y a pas si longtemps, une transaction en ligne coûtait 42 $, alors qu'elle en coûte 20 $ aujourd'hui. La concurrence a certainement favorisé la baisse des prix.

Le veillisement de la population

Selon les experts, la progression récente de l'investissement en ligne repose aussi sur des bases plus solides, qui devraient permettre à la croissance de l'investissement autonome de se poursuivre, à la différence de ce qui s'était produit à la suite de l'effondrement de la bulle techno, au début des années 2000.

Le vieillissement de la population et l'arrivée des baby-boomers sur la scène Internet contribueront à la croissance de l'industrie. Contrairement à l'idée reçue, l'investissement en ligne n'est pas ou n'est plus l'apanage du jeune homme avide de réaliser des gains rapides sur des actions dont il suit l'évolution en temps réel. La progression de l'investissement en ligne est essentiellement attribuable depuis quelques années à l'arrivée des baby-boomers et des pré-boomers sur le marché, soit des épargnants dans la fin de la quarantaine ou au début de la cinquantaine, qui ont accumulé un certain pécule, et qui désirent gérer une partie de leurs placements, note M. Millette.

Et même si l'investissement en ligne demeure surtout l'affaire des hommes, les femmes représentent maintenant une clientèle non néglieable. M. Khalil, de BMO, indique que 40 % des comptes ouverts en ligne le sont aujourd'hui par des femmes.

Tous ces nouveaux clients ne sont pas toujours des négociateurs actifs ni des investisseurs férus d'analyse technique, mais ils désirent avoir leur mot à dire dans leurs placements. Certains produits comme des certificats de placement garantis, des fonds communs et des fonds négociés en Bourse sont tout à coup devenus beaucoup plus populaires, mentionne M. Storsley.

L'afflux des baby-boomers en ligne devrait se poursuivre, selon M. Millette, surtout dans la mesure où cette tendance se conjugue avec une deuxième vague de fond : celle du développement de la technologie. RBC, par exemple, travaille au développement d'outils qui permettront aux investisseurs de mieux connaître leur niveau de tolérance au risque. À partir de ce profil, la firme de courtage en ligne vise à proposer les meilleurs placements possibles à cet investisseur.

Cap sur le développement du conseil

L'investissement en ligne est et restera un outil pour l'investisseur autonome, dans la mesure où les institutions financières ne fournissent pas de conseils en ligne à proprement parler. Il n'en demeure pas moins que la frontière est floue entre le conseil personnalisé et le nombre croissant d'outils maintenant offerts en ligne qui visent à offrir des recommandations d'ordre plus général.

C'est dans l'accompagnement du client que la différence est la plus marquée par rapport à ce qui prévalait par le passé et c'est de ce côté qu'on doit s'attendre aux plus grands progrès dans l'avenir, selon Jason Storsley, pdg de RBC Placements en direct. " L'industrie du courtage en ligne est encore à ses débuts ", dit-il.

L'investisseur commence tout juste à acquérir de l'autonomie sur l'Internet. Il fait partie de la même cohorte de consommateurs qui effectuent une part grandissante de leurs achats sur la Toile. Alors qu'il y a 10 ans, on craignait de faire des transactions en ligne, les consommateurs le font maintenant de façon sécuritaire. Ils sont de plus en plus nombreux à magasiner sans qu'il y ait d'interaction directe entre deux êtres humains.

" La confiance par rapport à l'Internet s'est accrue. Les gens sont plus à l'aise avec la technologie ", résume Nicolas Millette, de la Banque Nationale.

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