Voodoo Technologies fait faillite

Publié le 11/04/2009 à 00:00, mis à jour le 04/07/2018 à 10:14

Voodoo Technologies fait faillite

Publié le 11/04/2009 à 00:00, mis à jour le 04/07/2018 à 10:14

Par Martin Jolicoeur

L'aventure de Voodoo Technologies, une étoile de la conception et de la fabrication de kayaks, vient de prendre fin.


Jean-François Rivest, jeune président fondateur de l'entreprise de Montréal, a fait faillite, laissant près de 4,2 millions de dollars de créances impayées. Celles-ci se retrouvent au bilan de Voodoo Technologies, de même que dans celui de sa société de gestion, Gestion Voodoo, également faillie.


" Il est encore trop tôt pour préciser l'issue de ce dossier, mais compte tenu de la situation, il est à peu près certain que les créanciers non garantis ne recevront pas un cent ", explique Stéphane Lachance, représentant du syndic Demers Beaulne.


Fondée en 1997, Voodoo était le principal fabricant de kayaks haut de gamme du Canada et un des seuls à offrir une gamme complète de kayaks - de rivière, de mer et récréatifs. Ses produits ont révolutionné l'industrie par leur conception novatrice.


Derniers actifs liquidés


Il a été impossible de parler au président de Voodoo. Mais selon les créanciers consultés, l'entreprise avait entrepris le déménagement définitif de ses activités en Chine à la fin de 2008. Des difficultés d'implantation ont nécessité l'injection de fonds supplémentaires, que les propriétaires de Voodoo ont été incapables de trouver.


Fournier Encanteurs a procédé à la liquidation des derniers actifs de la PME, le 7 avril. Des 4,2 millions de dollars de dettes, la Banque Nationale du Canada reçoit la part du lion, avec une créance garantie de 1,6 million. Ces sommes avaient été versées à titre d'avance de fonds ou de prêts aux deux sociétés de Voodoo.


Les créanciers non garantis espèrent toucher 2 millions. Le Fonds d'intervention économique régional (FIER) Technologie et Entrepreneuriat, de Saint-Jean-sur-Richelieu, est le plus durement touché avec un manque à gagner de 750 000 $.


Cette somme, qui représente pas moins de 17 % du Fonds, avait été investie à titre de capital de risque. " Ce ne sont pas des situations que nous aimons, mais cela fait partie des risques liés à ce genre d'investissement ", a reconnu son directeur général, Jeannot Rocheleau.


martin.jolicoeur@transcontinental.ca

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