"Une application mobile, c'est souvent un "trip" de pdg et, souvent, ça ne vaut pas le coup" - Dominic Gagnon, président de Piranha

Publié le 10/09/2011 à 00:00

"Une application mobile, c'est souvent un "trip" de pdg et, souvent, ça ne vaut pas le coup" - Dominic Gagnon, président de Piranha

Publié le 10/09/2011 à 00:00

Par Valérie Lesage

La mode est aux applications mobiles en marketing, mais vous estimez que la plupart des entreprises n'y trouvent pas leur compte. Pourquoi ?

On dit non 90 % du temps aux gens qui veulent des applications mobiles. Leur conception coûte de 25 000 $ à 50 000 $ et il faut investir autant pour les faire connaître. Il y en a près d'un million sur le marché, alors pour faire leur place, elles doivent être meilleures que les autres, utiles ou ludiques. Sinon, elles seront supprimées dans les dix jours. Et on oublie souvent que seulement 33 % des gens possèdent un téléphone intelligent. Le marché est dominé par BlackBerry, mais si on veut qu'une application soit aussi sur iPhone ou Android, il faut multiplier par 1,8 les coûts de développement.

À quels types d'entreprise les applications mobiles peuvent-elles profiter ?

Généralement, aux grandes entreprises. Les secteurs bancaire et touristique, notamment. Mais toujours, il faut que ça se distingue, sans nécessairement être collé sur le produit. Je garde une application d'une compagnie d'assurances depuis longtemps, parce qu'elle me donne une lampe de poche sur mon téléphone. Cette compagnie me fait sourire et reste dans ma poche. Pour Tourisme Wendake, on a fait une application de géolocalisation, mais on a mis une flûte autochtone avec laquelle on peut jouer. Ça marche bien. On a injecté de la modernité dans l'antiquité, et on s'amuse. D'autres applications, comme celle de la SAQ, sont utiles dans le quotidien, alors on les garde.

Les PME peuvent-elles tirer profit du marketing mobile ?

Absolument. Le message texte est un excellent moyen de rejoindre des clients. Ça paraît moins attrayant pour les entreprises, parce que c'est 140 caractères sans image, mais ça donne de bons résultats. Tu t'abonnes au détaillant Amnesia par exemple, et tu reçois des alertes mobiles. Tu présentes ton téléphone avec ton code unique au magasin et tu obtiens des rabais. L'entreprise est dans la poche de ses clients. Les infolettres aussi sont un bon moyen, mais actuellement, seulement 35 % sont ouvrables sur téléphone mobile, alors il faut prévoir des versions mobiles. Il faut avoir la même vision avec les sites Web.

À suivre dans cette section


image

Marché du cannabis

Mercredi 23 octobre


image

Service à la clientèle

Mercredi 23 octobre


image

Communication interne

Mardi 26 novembre


image

Gestion de la formation

Mardi 03 décembre


image

Marché de l'habitation

Mercredi 04 décembre


image

Sommet Énergie

Mardi 21 janvier


image

Santé psychologique

Mercredi 22 janvier


image

Marketing personnalisé

Mercredi 05 février


image

Forum Contrats publics

Mardi 11 février

À la une

Énergie 4.0: des centaines de milliards d'investissements

15/10/2019 | François Normand

L'industrie modernisera le réseau électrique en Amérique du Nord. Il y aura des gains, mais aussi des risques.

Informatique ambiante: la stratégie de Google se dévoile

15/10/2019 | Alain McKenna

BLOGUE. La flopée de nouveaux appareils de Google mise sur l’intelligence artificielle pour attirer les acheteurs.

Politique: quand le contenant prime sur le contenu...

15/10/2019 | Nicolas Duvernois

BLOGUE INVITÉ. Je suis avec un certain découragement la campagne électorale fédérale présentement en cours.