Un pont qui résiste aux séismes

Publié le 07/05/2011 à 00:00

Un pont qui résiste aux séismes

Publié le 07/05/2011 à 00:00

Le pont qui enjambe la rivière de la Petite-Nation sur l'autoroute 50, à Lochaber, en Outaouais, doit rester intact après un fort séisme pour permettre aux véhicules d'urgence et de secours de franchir une vallée de 425 mètres de largeur à plus de 30 mètres au-dessus de la rivière, une exigence du nouveau Code canadien sur le calcul des ponts routiers.

Par un curieux hasard, CIMA + a pu tester l'efficacité de son ouvrage le 23 juin 2010, lors d'un séisme de faible envergure (5 degrés sur l'échelle de Richter). " Nous étions en train de construire la dalle. Le pont a bougé comme on l'avait prévu, et il n'a subi aucun dommage ", explique Marie-Claude Michaud, directeure de projet, transport et ponts, et associée chez CIMA +.

Une première au Québec

Ce pont de secours, terminé en octobre 2010, est le premier de cette envergure au Québec. Pour le concevoir, la firme a repoussé les frontières de son savoir-faire. " C'est exceptionnel en matière de défis. On a utilisé les logiciels et les analyses les plus sophistiqués qui soient ", dit cette ingénieure en structures.

Le projet était complexe en raison de la hauteur des piliers, qui posait un problème de résistance en cas de séisme. Plusieurs solutions innovatrices ont été appliquées pour contourner les difficultés. CIMA + a notamment conçu un pilier évidé afin d'obtenir toute la rigidité nécessaire dans la base du pilier sans l'alourdir. " Lors d'un séisme, plus la masse est élevée en tête, plus les efforts de résistance sont grands. Il fallait donc trouver une façon d'alléger la structure. "

Des analyses poussées

Une autre des innovations a été d'utiliser des pieux caissons de grand diamètre, afin de transmettre dans le sol, sur une profondeur de 35 mètres, les charges sismiques au roc, et à mettre en place des ancrages actifs. " Des analyses très poussées de l'interaction entre le sol et la structure ont été nécessaires. Ces analyses sont très peu connues au Québec ", précise Mme Michaud.

Par ailleurs, CIMA + a réussi à réduire la longueur du pont d'une centaine de mètres en réutilisant le roc excédentaire.

La firme d'ingénierie a remporté un Léonard, dans la catégorie Infrastructure de transport, pour ce mandat réalisé dans les délais et selon les coûts prévus.

Le pont, un projet de 26,5 millions de dollars, était nécessaire à l'achèvement de l'autoroute 50.

LE FACTEUR DE RÉUSSITE

La mobilisation de l'équipe a été au coeur des concepts mis au point pour la réalisation du pont. La firme a travaillé en étroite collaboration avec différents experts, notamment deux professeurs d'université et un ingénieur chevronné en géotechnique de la firme Qualitas. " La mobilisation de tous a permis d'optimiser le projet au maximum. De plus, l'entrepreneur Pomerleau a réussi à construire le pont exactement comme nous l'avions conçu. Pour un projet de cette envergure, c'est vraiment extraordinaire ", dit Mme Michaud.

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