Twitter, une bibitte à apprivoiser

Publié le 16/04/2011 à 00:00

Twitter, une bibitte à apprivoiser

Publié le 16/04/2011 à 00:00

Seulement 11 % des Québécois sont sur Twitter. Est-il temps que les événements déclenchent leur révolution 2.0 ?

" Le Québec est très en retard sur les États-Unis pour ce qui est de l'utilisation des nouvelles technologies événementielles et des médias sociaux ", affirme Dominic Pilon, président d'Hyperzic et directeur du recrutement à MPI, l'association internationale des professionnels en planification de réunions et congrès, pour Montréal et Québec.

Pourtant, les médias sociaux, en particulier Twitter, offrent plusieurs outils pour gérer les activités avant, pendant et après un congrès, un colloque ou une réunion. Ils permettent de savoir qui participera, de promouvoir l'événement, de transmettre et d'échanger de l'information et de la documentation (articles, sites Web, photos, vidéos), de faire connaître d'éventuels changements de programme ou d'intervenants, d'envoyer des citations de conférenciers, des commentaires de participants.

" Je ne peux pas assister à tous les événements. Mais s'il existe des tweets, je peux les suivre à distance et ils vont peut-être me donner envie d'y aller la prochaine fois ", ajoute Marie-Annick Boisvert, stratège des médias sociaux.

Alors pourquoi sont-ils encore peu utilisés concernant l'événementiel ? " Ils le sont pour des événements technos ou pour ceux qui visent les jeunes ", précise Lyne Branchaud, consultante et formatrice en organisation d'événements. Lors de l'Igloofest, une grande célébration techno qui se déroulait en janvier dans le Vieux-Port de Montréal, il y avait un mur de microbillets. Pendant la soirée, un écran projetait les messages après qu'un modérateur les eut relus. " Cela permet de créer un buzz, d'inviter les gens à aller à telle animation et de relayer les commentaires des participants. "

De la publicité gratuite

Tout est là : s'adapter au public visé. " Les médias sociaux ne sont pas une solution à tout, c'est un outil parmi d'autres ", estime Dominic Pilon.

Pourtant, les spécialistes recommandent de " s'y mettre tout de suite, car cela s'en vient "; et il faudra être prêt quand le phénomène Twitter - " une bibitte encore non apprivoisée ", plaisante Lyne Branchaud - sera à son apogée. Sinon, " c'est passer à côté du premier instrument qui permette de communiquer avec sa clientèle, c'est refuser de prendre le pouls de sa communauté ", selon Mme Boisvert

Il y a au moins deux raisons pour participer aux médias sociaux, et à Twitter en particulier, selon Dominic Pilon et Lyne Branchaud : réserver son nom de domaine et faire de la veille pour savoir ce qui se dit sur vous. Et, c'est peu cher. " Un peu de formation, éventuellement l'embauche d'une personne pour produire du contenu ", précise Mme Boisvert, qui considère qu'il s'agit seulement d'un redéploiement du budget consacré à la publicité. Et d'un investissement pour l'avenir.

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