Sept fonds de chez nous sous la loupe

Publié le 29/03/2012 à 00:00, mis à jour le 29/03/2012 à 08:52

Sept fonds de chez nous sous la loupe

Publié le 29/03/2012 à 00:00, mis à jour le 29/03/2012 à 08:52

Par Dominique Beauchamp

Avec le lancement récent d'un premier fonds négocié en Bourse entièrement voué aux entreprises québécoises, les investisseurs ont dorénavant sept choix de fonds pour satisfaire leur fibre nationaliste ou simplement stimuler leur intérêt à l'égard des sociétés qui leur sont familières. Pour faire une meillleure récolte, nous avons décortiqué les caractéristiques de ces fonds, leurs rendements, leurs frais et leur composition.


1. LE NOUVEAU VENU EST PEU CHER ET BIEN DIVERSIFIÉ


Fonds XTF Indice Morningstar Québec Banque Nationale (Tor., QXM, 9,82 $)


Investir dans un panier de titres québécois pour aussi peu que 0,5 % de frais annuels, voilà ce que propose ce nouveau fonds. Il se négocie en Bourse comme une action.


Si on l'achète par l'entremise d'un courtier en valeurs mobilières, ses frais de gestion annuels s'élèvent à 0,50 %. Si on l'achète auprès d'un conseiller financier, les frais grimpent à 1,25 %, puisque le conseiller reçoit une commission de suivi. Son principal atout : il commande une fraction des frais de 2,19 à 3,77 % prélevés par les fonds communs qui sélectionnent des titres québécois.


Le fonds reflète à la fois la valeur des 56 entreprises québécoises qu'il contient, ainsi que l'offre et la demande pour le fonds.


Par exemple, le 28 février, le fonds a perdu 1,5 % à 9,82 $ lors de la chute de 25 % du titre de SNC-Lavalin (Tor., SNC, 38,43 $), qui compte pour 6,1 % de l'actif du fonds.


Des mainteneurs de marché s'assurent que le fonds se négocie activement, de façon à ce que l'écart entre le prix offert et le prix demandé par les investisseurs en Bourse ne dépassent pas deux ou trois cents, explique Barry Gordon, président de XTF et de sa société mère First Asset Investment Management, le créateur de ce fonds.


Pour éviter de payer plus que prévu pour le fonds ou encore le revendre à un prix inférieur au prix souhaité, à cause d'une baisse momentanée des volumes de négociation, Ian Gascon, président d'Idema, recommande de donner à son courtier un ordre à un prix fixe et non un ordre au marché.


Depuis que ce fonds est négocié en Bourse, la majorité des acheteurs et des vendeurs sont des investisseurs individuels, avec des achats d'aussi peu que 40 unités, révèle M. Gordon.


La Caisse de dépôt et placement du Québec et la Banque Nationale y ont respectivement investi 15 millions de dollars, ce qui lui assure une bonne négociabilité de départ.


Outre ses frais inférieurs, l'avantage du fonds est sa transparence. L'investisseur sait en tout temps ce qu'il contient, autant sur le plan des titres individuels que sur celui des secteurs.


Énergie = 0 %


Ainsi, ses 10 principaux placements comptent pour 54 % du fonds.


Bien qu'il ne contienne que 56 titres par rapport aux 253 de l'indice S&P/TSX, ce fonds offre aussi une meilleure diversification que l'indice torontois, note Pat Chiefalo, analyste des fonds négociés en Bourse, chez Financière Banque Nationale.


Le fonds ne contient aucun titre du secteur de l'énergie, alors que ces titres comptent pour 27 % du S&P/TSX. Les producteurs de matières premières correspondent à 8 % du fonds et à 22 % de l'indice S&P/TSX. Le secteur financier représente 19 % du fonds, mais 29 % du TSX.


Le fonds est mieux représenté dans le secteur des produits industriels (25 % par rapport à 6 %), de la consommation essentielle (19 % par rapport à 3 %) et de la consommation discrétionnaire (10 % par rapport à 4 %) et des communications (9 % par rapport à 5 %).


Depuis sa création le 16 octobre 2006, l'indice Morningstar Québec Banque Nationale, que le fonds calque, a rapporté un rendement annuel de 4,3 %. Ses rendements ont aussi été moins volatils que ceux de l'indice S&P/TSX.


«Malgré le plus petit nombre de titres, le rendement et les paramètres de risque se comparent très favorablement à l'indice S&P/TSX», écrit M. Chiefalo.


De plus, l'indice du Québec est moins chèrement évalué que l'indice S&P/TSX, pour le ratio cours/bénéfice (14,8 par rapport à 15,1), le multiple des flux de trésorerie (6,1 par rapport à 9,4) et le multiple des ventes (0,7 par rapport à 1,6), précise M. Chiefalo.


XTF Indice Morningstar Québec Banque Nationale (QXM)


Les cinq principaux placements


Bombardier B 6,10 %


Banque Nationale 5,65 %


Metro 5,43 %


Power Corp. 5,34 %


Canadien National 5,33 %


Au 29 février 2012



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