MILGRAM ET COMPAGNIE

Publié le 25/02/2012 à 00:00

MILGRAM ET COMPAGNIE

Publié le 25/02/2012 à 00:00

Milgram et Compagnie navigue aussi bien en eaux troubles qu'en eaux calmes. L'entreprise de courtage en douane et transit de fret international mise avant tout sur sa flexibilité.

Jay Goldman se faufile entre les bureaux des locaux où Milgram et Compagnie s'est installée en mai dernier. Sourire aux lèvres, le président et fils d'un des fondateurs de l'entreprise ne cache pas sa joie : «Maintenant, nous sommes tous au même étage. Cela facilite la cohésion. Ici se trouvent les équipes qui s'occupent des douanes américaines et des marchés internationaux. Là-bas, il y a l'équipe informatique. Nous avons même une terrasse privée pour nos employés.»

Le déménagement du quartier général de l'entreprise dans une ancienne usine du Vieux-Montréal est la touche finale d'une réorganisation interne que Milgram et Compagnie effectue depuis cinq ans. «Jusqu'en 2007, nous étions trois entreprises. Depuis, nous les avons fusionnées pour n'en former qu'une seule», explique Jay Goldman. Un travail important qui devait être accompli pour rester concurrentiels, souligne-t-il.

Croissance de 300 %

Depuis son entrée en fonction en 1994, l'entreprise a affiché une croissance de près de 300 %. Et elle a su garder le cap au cours de la dernière crise économique. Le chemin parcouru depuis sa création en 1950 est considérable : «Je suis fier de nos employés et de la place que nous nous sommes taillée dans le marché», dit-il. Même si le ralentissement économique les a touchés - «comme tout le monde» -, l'avenir est prometteur.

La facilité avec laquelle Milgram et Compagnie arrive à naviguer en eaux troubles découle de sa résilience, pense le principal intéressé. Certes, l'entreprise se trouve en concurrence avec les différents FedEx de ce monde, des géants aux moyens financiers considérables qui détiennent leur propre flotte de transport. «Mais justement, en possédant leurs propres moyens de transport, ils ne peuvent réagir aussi rapidement que nous. Ils ne sont pas aussi flexibles», fait remarquer Jay Goldman.

Un réseau de partenaires flexible

Milgram et Compagnie mise justement sur cet avantage. Elle s'appuie sur un vaste réseau de partenaires qui ont fait leur preuve dans les régions géographiques desservies. «Grâce à ce réseau, nous pouvons offrir différentes options à nos clients. Nous ne sommes pas freinés par l'obligation d'utiliser nos propres moyens de transport», ajoute-t-il.

L'unique frein potentiel aux ambitions de l'entreprise qui a le marché mondial comme terrain de jeu ? «L'incertitude actuelle face à l'économie», répond Jay Goldman. Pour le reste, il est confiant. L'entreprise, qui existe depuis plus de 60 ans, a les reins solides.

Jay Goldman répond

Quel élément vous fait sortir du lot ?

Notre flexibilité. Nous pouvons réagir rapidement en raison de notre structure et du fait que nous ne sommes pas rattachés à notre flotte de transport.

Votre conseil pour une bonne gestion ?

Engager des personnes plus intelligentes que vous, qui sauront vous donner de judicieux conseils dans des domaines que vous ne maîtrisez pas aussi bien qu'elles.

Vos projets pour 2012 ?

Améliorer notre marketing ! C'est notre point faible actuellement.


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