Les secrets de beauté de Québec

Publié le 28/09/2013 à 00:00, mis à jour le 26/09/2013 à 09:50

Les secrets de beauté de Québec

Publié le 28/09/2013 à 00:00, mis à jour le 26/09/2013 à 09:50

On dit souvent de Québec qu'elle est belle. Et ce n'est pas seulement à cause de ses vieilles pierres. Toute une équipe veille à ce que sa beauté soit accueillante et traverse le temps. Entre histoire et modernité, il faut préserver l'harmonie.

«À Québec, on ne fait pas des oeuvres uniques qui ne tiendraient pas compte du contexte tellement précieux qu'on a entre les mains. On a une ville exceptionnelle, il ne faut pas la banaliser», soutient l'architecte Odile Roy, directrice de la division design, architecture et patrimoine au Service de l'aménagement du territoire de la Ville de Québec.

Elle chapeaute une équipe de quelque 35 personnes, composée notamment d'architectes en bâtiments et paysagistes, de designers urbains, d'archéologues, d'un urbaniste et d'un historien. Quand un projet de développement ou d'aménagement doit se faire, elle travaille en collaboration avec l'équipe des transports et celle de l'urbanisme.

«On fonctionne tous ensemble avec des professionnels d'horizons diversifiés. Par exemple, aucune planification ne se fait sans recherche historique préalable. Et les premiers traits de crayon d'un projet sont jetés ici», explique la directrice.

«Notre manière de faire est assez exceptionnelle au Québec, mais le fait que les designers travaillent à élaborer la vision d'aménagement en amont des projets donne une cohérence à l'ensemble.»

Ensuite, les mandats de développement des projets sont confiés à des firmes externes. Au moment de la réalisation, la Ville assure cette cohérence des interventions avant la construction ou l'aménagement par l'intermédiaire de la Commission d'urbanisme, composée d'experts externes qui analysent les projets pour leur qualité architecturale et leur intégration dans l'environnement. Cette commission, créée en 1926, a un pouvoir décisionnel et elle peut exiger davantage qu'un règlement de zonage pour assurer la qualité architecturale, par exemple en statuant sur un revêtement extérieur.

«Un organisme avec un tel pouvoir n'existe pas ailleurs en Amérique du Nord, souligne Mme Roy. Les architectes d'ailleurs et ceux de Québec aussi, peut-être, trouvent que ça peut empêcher une certaine liberté dans la création. Moi, je trouve que ça permet de préserver une harmonie dans le paysage de Québec. Et je pense que ça exige une certaine humilité de la part des architectes !»

La Commission d'urbanisme a juridiction sur tous les arrondissements historiques, sur les secteurs à valeur patrimoniale ainsi que sur les grands projets, comme les écoquartiers et les territoires en grand développement à Québec.

L'équipe du design, de l'architecture et du patrimoine intervient dans toutes ces sphères, dans toute l'étendue de la ville, jusque dans les aménagements de parcs et de pistes cyclables.

«Nos dadas : s'assurer que la construction ait une architecture de qualité, des matériaux de qualité et une interface avec l'environnement. Un bon projet en architecture n'est pas uniquement un bel objet. C'est un bel objet dans le bon lieu. Le dialogue d'un projet avec son environnement est essentiel», considère Mme Roy, qui tient à la convivialité des espaces publics. «La ville qui fait qu'on a envie de marcher et d'être dehors, c'est la ville la plus stimulante», ajoute-t-elle.

Le défi des prochaines années est celui de la densification. Dans des secteurs comme celui de Sainte-Foy, où le contexte historique est moins présent, les contraintes d'environnement sont moindres et cette vision est mieux acceptée. Mais dans les quartiers centraux, les projets se heurtent régulièrement à l'opposition citoyenne. «On n'a peut-être pas trouvé la bonne recette pour l'acceptabilité comme designers. On réfléchit beaucoup aux modalités de la densification. Ce n'est pas simple. Tout ce qui est au-dessus de quatre étages est perçu comme une tour, à Québec», explique Mme Roy.

Elle s'interroge aussi sur la mécanique référendaire qui permet à des citoyens de rejeter un projet - ce qui n'est pas le cas au centre-ville de Montréal.

Les yeux ouverts sur le monde

Pour s'inspirer, l'équipe de Louise Roy garde les yeux ouverts sur le monde, participe à l'organisation de colloques sur l'innovation et collabore étroitement avec l'École d'architecture de l'Université Laval, ce qui lui permet d'entrevoir des solutions différentes aux problèmes d'aménagement.

Plus récemment, inspirée par une pratique courante à Montréal, la division qu'elle dirige a organisé un concours pour l'aménagement du futur pôle muséal lié à l'agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec.

«On en fera sûrement d'autres. Beaucoup de jeunes praticiens y ont participé, et ça nous a permis de faire des découvertes.»

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