Les patrons de PME se paieront autrement

Publié le 29/09/2012 à 00:00

Les patrons de PME se paieront autrement

Publié le 29/09/2012 à 00:00

Le Parti québécois a promis de diminuer de moitié le crédit d'impôt sur les dividendes. Mais si le gouvernement Marois réalise cet engagement, une grande partie des PME du Québec changeront la façon dont elles payent leurs patrons, selon un sondage Léger Marketing réalisé dans le cadre de l'Indice de confiance PME Fonds de solidarité FTQ - Les Affaires.

Le tiers des chefs d'entreprises interrogés disent qu'ils comptent changer leur mode de rémunération si le gouvernement Marois réussit à implanter cette mesure.

Si on ne tient compte que des entreprises que la mesure toucherait, « c'est pratiquement la moitié des dirigeants concernés qui envisagent de le faire », indique Christian Bourque, vice-président à la recherche de Léger.

À la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, la vice-présidente pour le Québec n'est pas étonnée. « Souvent, le dividende, c'est la paye de l'entrepreneur. S'il se verse un salaire, il doit payer davantage d'impôts en taxes sur la masse salariale », dit Martine Hébert.

Plusieurs dirigeants de PME choisissent de se verser plus de dividendes et un salaire moins élevé, de façon à profiter des crédits d'impôt, dit Luc Godbout, chercheur en politiques fiscales à l'Université de Sherbrooke. « Dans les PME, les actionnaires dirigeants déterminent leur mode de rémunération en fonction du fisc. »

Ralentir l'exode des sièges sociaux

Au chapitre de la préservation des sièges sociaux au Québec, cependant, les entrepreneurs semblent sur la même longueur d'onde que le PQ. En effet, 57% d'entre eux disent que le gouvernement devrait « mettre en place des règles plus restrictives pour l'acquisition des entreprises québécoises afin de ralentir l'exode des sièges sociaux », comme l'a promis Pauline Marois.

Au Fonds de solidarité FTQ , le vice-président aux investissements, Gaétan Morin, trouve naturelle la réponse des entrepreneurs. « Les grands donneurs d'ordres travaillent avec des milliers de fournisseurs, dit-il. Souvent, ce sont des PME. De voir le principal client racheté par des investisseurs américains, ça peut les préoccuper. »

Les entrepreneurs du secteur du commerce de détail sont encore plus nombreux à être en faveur de règles plus restrictives pour l'acquisition d'entreprises québécoises (71%). Pdg du Conseil québécois du commerce de détail, Gaston Lafleur attribue cette proportion plus élevée aux manoeuvres de Lowe's pour tenter d'acheter le quincaillier Rona. Cette saga battait son plein durant le sondage en ligne, du 10 au 17 septembre.

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