Les nouveaux visages de l'industrie minière

Publié le 24/04/2010 à 00:00

Les nouveaux visages de l'industrie minière

Publié le 24/04/2010 à 00:00

Une femme aux commandes d'un engin de chantier. Voilà une image qui sera de plus en plus frèquente. En effet, les travailleurs miniers du futur auront de nouveaux visages. Ce seront des femmes, des jeunes, des autochtones et des immigrants.

Afin d'assurer la réussite de cette transition, le Comité sectoriel de la main-d'oeuvre de l'industrie des mines planche sur plusieurs projets.

En partenariat avec l'Institut Robert Sauvé de recherche en santé et sécurité du travail (IRSST), le comité a lancé une étude portant sur le transfert des compétences. Dans le cadre de cette étude, des chercheurs séjourneront dans trois mines pendant six mois et, un peu comme des ethnographes, ils documenteront les processus de transfert entre les mineurs d'expérience et la relève. Le terreau sera fertile, car 70 % des minières ont déjà mis en place des projets de compagnonnage. Les chercheurs élaboreront ensuite une liste des pratiques de transfert les plus sécuritaires et les plus efficaces, de même que les conditions gagnantes pour y parvenir.

" Les nouveaux mineurs sont souvent plus à risque de se blesser que les autres; ils ont moins de connaissance et ils occupent des postes plus à risque, explique la chercheure Elise Ledoux, de l'IRSST. Nous voulons éviter les arrêts de travail et nous espérons aussi que ces bonnes pratiques inciteront les plus âgés à rester plus longtemps en poste. "

Le comité sectoriel a également commencé à offrir des formations virtuelles interactives aux mineurs qui veulent devenir formateurs, toujours dans le but d'optimiser le transfert des compétences.

Une formation spéciale

Sur la Côte-Nord, à Fermont, la table de concertation minière de la région vient de lancer une formation destinée aux femmes sur la conduite d'engins de chantier (véhicules lourds). " Les femmes sont souvent plus précises et plus délicates avec l'équipement ", constate Michel Bélanger.

Afin d'aider au recrutement d'autochtones, le comité étudie les modes d'apprentissage de ceux-ci. " Ils sont moins habitués au 9 à 5 ", relate M. Bélanger. Nous misons donc davantage sur l'apprentissage sur le tas, plutôt que sur des cours traditionnels en classe. Le comité sectoriel a aussi augmenté la visibilité de l'industrie minière en plaçant des kiosques d'information lors d'événements rassemblant des autochtones.

Quant à l'immigration, on l'envisage, mais avec un certain scepticisme. " Récemment, la société minière Aurizon a investi beaucoup d'argent pour faire venir des Chiliens en Abitibi. L'expérience s'est soldée par un échec, entre autres, à cause de l'absence d'une langue commune, explique M. Bélanger. On envisage maintenant de se tourner vers les travailleurs du Maghreb qui parlent français ", ajoute-t-il.

Besoin de recrutement

D'ici quelques années, l'industrie minière aura besoin de 7 000 à 10 000 travailleurs, calcule M. Bélanger. Pour l'instant, les besoins ne sont pas criants, mais ils le deviendront bientôt, précise-t-il. Le comité multiplie les activités de sensibilisation dans les écoles. Cette fois, il vise l'extérieur des régions minières. Les cours de sciences et technologies sont ciblées pour les professions comme la géologie et le génie, tandis que les programmes de diplôme d'études professionnelles (DEP) sont ciblés pour les divers métiers dont le secteur minier a besoin.

suzanne.dansereau@transcontinental.ca

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