«Les contrats entre les minières et Hydro-Québec ne devraient pas être secrets» - Pauline Marois, chef du Parti québécois

Publié le 25/02/2012 à 00:00

«Les contrats entre les minières et Hydro-Québec ne devraient pas être secrets» - Pauline Marois, chef du Parti québécois

Publié le 25/02/2012 à 00:00

Vous répétez que le Plan Nord, ce n'est rien d'autre qu'une stratégie marketing. Si vous prenez le pouvoir, allez-vous le saboter ?

Non. Nous souhaitons un véritable développement du Nord, qui va créer de la richesse pour une majorité de Québécois, et pas seulement pour une poignée d'investisseurs. Cela veut dire, concrètement, des redevances dès que le minerai est extrait du sol et non pas juste lorsqu'il y a des profits ; une taxe sur les surprofits, comme en Australie ; et des participations de l'État dans les projets en échange d'infrastructures publiques. Nous pensons également que le Plan Nord doit maximiser la deuxième ou la troisième transformation du minerai sur place.

Les minières qui arrivent dans le Nord-du-Québec veulent avoir de l'aide directe ou indirecte de l'État. Êtes-vous d'accord avec ce principe ?

Non. Les minières n'ont pas besoin de cadeau, elles viendraient ici même sans mesures incitatives. Le minerai est une ressource non renouvelable, ne l'oublions pas. Par contre, si une minière est prête à faire de la deuxième et troisième transformation, elle pourrait bénéficier du soutien de l'État. Et si ce dernier doit bâtir des infrastructures dont la minière se servira, je crois qu'en contrepartie, l'État devrait avoir des participations dans les projets. Devenir actionnaire, de façon à ce qu'on ait notre juste part. Je comprends que l'industrie soit cyclique, mais je serais étonnée qu'il y ait effondrement de la demande en Asie durant la prochaine décennie.

Pensez-vous qu'Hydro-Québec devrait rendre publics ses contrats avec les minières ?

Une fois signés, les contrats entre les minières et Hydro-Québec ne devraient pas être secrets. Si Hydro-Québec construit des barrages au coût de 10 à 12 cents le kilowattheure (kWh) et qu'on les laisse aller à 3,6 cents le kWh, il faut que le public le sache et qu'il soit éclairé sur cette décision. C'est une question de transparence et de saine gestion. Nous devons connaître les tarifs consentis aux minières. Notre parti réclame d'ailleurs que le vérificateur général du Québec ait plus d'autorité pour vérifier Hydro-Québec.

CV

Nom : Pauline Marois

Âge : 62 ans

Titre : Chef

Organisation : Opposition officielle à l'Assemblée nationale

Dans sa carrière politique étalée sur une trentaine d'années au Québec, elle a détenu une quinzaine de portefeuilles dont la Santé, l'Éducation et les Finances au sein des gouvernements du Parti Québécois.

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