Le Plan Nord de l'apiculteur

Publié le 05/05/2012 à 00:00

Le Plan Nord de l'apiculteur

Publié le 05/05/2012 à 00:00

Par Alain Duhamel

À Ferme-Neuve, Anicet Desrochers et sa conjointe, Anne-Virginie Schmidt, producteurs des Miels dAnicet, dirigent Api Culture Hautes-Laurentides. L'entreprise, exploite 1 200 ruches dans une région reconnue surtout pour ses forêts. Elle fait partie des grands ruchers de 500 colonies et plus, qui comptent pour environ 5 % de l'apiculture québécoise.

«Nous nous trouvons dans une région où subsiste une petite agriculture à échelle humaine. Cela nous procure un terroir avec une diversité de fleurs plus grande que dans le sud du Québec. Et plus la diversité est grande, plus le système immunitaire de l'abeille se renforce», dit Anicet Desrochers, qui a repris il y a une dizaine d'années l'exploitation fondée en 1978 par ses parents.

Conséquence : ses pertes en abeilles n'ont pas dépassé 20 % - elles ont même diminué sous le seuil des 10 % cette année - tandis que les ruchers québécois ont vu leur cheptel fondre de 30 à 35 % en moyenne par année depuis 10 ans, en raison de la monoculture intensive et de l'utilisation de pesticides, selon la Fédération des apiculteurs du Québec.

Le marché des reines-abeilles

L'entreprise a développé un marché particulier. Outre les 70 000 livres de miel récoltées l'an dernier, elle produit 7 000 reines rustiques. Cet élevage, dont la production est entièrement écoulée au Québec et au Canada, représente aujourd'hui la moitié du chiffre d'affaires annuel de 650 000 $ de la ferme.

«La demande de reines-abeilles monte en flèche. C'est un marché très spécialisé dans lequel nous nous sommes fait une réputation. Dans le miel, c'est un peu plus difficile de percer», précise Anne-Virginie Schmidt.

Durant la haute saison, le nombre d'employés passe de 5 à 14. La certification biologique - l'exploitation compte parmi les 10 ruchers certifiés bio au Québec - a par ailleurs permis aux Miels d'Anicet d'avoir accès à près de 350 points de vente, dont les chaînes spécialisées et les marchés d'alimentation. L'entreprise songe aussi à exporter. «Nous recevons tellement d'appels que nous nous disons qu'il doit bien y avoir un marché international pour nos produits», conclut Anne-Virginie Schmidt.

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