La voix francophone de David Suzuki

Publié le 26/09/2009 à 00:00

La voix francophone de David Suzuki

Publié le 26/09/2009 à 00:00

Nous avons choisi ces chefs d'entreprise, investisseurs ou consultants parce qu'ils ont fait du développement durable leur priorité bien avant qu'il ne soit devenu tendance. Ils ont tracé la voie dans un domaine où il reste beaucoup à faire. Découvrez ces passionnés qui jettent un regard éclairant vers l'avenir tout en lançant un appel aux élus pour mieux encadrer le secteur et soutenir les initiatives prometteuses.

Si les mots " crédits de carbone " et " carboneutre " sont bien connus de plusieurs personnes, c'est entre autres grâce à Karel Mayrand.

Celui qui dirige aujourd'hui la section québécoise de la Fondation David Suzuki a fait des crédits de carbone son cheval de bataille pendant plusieurs années. En 2005, il a notamment fondé Planétair, l'une des premières entreprises à offrir ces crédits au Canada. On l'a alors souvent entendu dans les médias expliquer les rouages du marché du carbone. Et c'est à Karel Mayrand qu'on doit le virage carboneutre du Festival international de jazz de l'an dernier, un coup d'éclat réalisé grâce à la participation de RioTinto Alcan.

Homme de réflexion, Karel Mayrand s'est penché sur l'analyse des politiques publiques pendant les premières années de sa carrière. Il a notamment secondé Pierre Marc Johnson pendant plusieurs années à titre de conseiller en matière de politiques environnementales. " Il a été mon mentor dans le sens le plus noble du terme, dit-il. Il m'a ouvert de nombreuses portes en appuyant mes projets. J'ai un immense respect pour son sens de l'intérêt public, sa rigueur et son jugement. "

Un goût pour l'initiative

Au fil des ans, M. Mayrand est intervenu plus directement, notamment en fondant coup sur coup Planétair et Unisféra, un cabinet de consultation en développement durable. C'est au sein de ce dernier qu'il a, autre fait d'armes, signé la stratégie des Nations unies pour la lutte à la désertification.

Au printemps 2008, la Fondation David Suzuki l'a sollicité pour diriger sa nouvelle division. Encore là, l'initiative plus directe l'interpellait. L'initiative... et la mesure. " J'aime beaucoup leur approche basée sur les fondements scientifiques, dit-il. J'apprécie aussi leurs positions modérées. "

On ne s'en étonnera pas, il a voulu s'entourer de personnes issues du secteur privé pour bâtir l'équipe de la Fondation David Suzuki au Québec. " Je préférais avoir des gens qui venaient d'un autre secteur que celui des ONG, des gens qui sauraient s'adresser aux entreprises ", dit-il.

Alors que le terrain semble déjà occupé par les Équiterre et Greenpeace de ce monde, quel rôle voit-il pour la Fondation David Suzuki au Québec ? " Nous voulons compléter ce que font les autres, dit-il. Nous aimerions notamment renforcer la présence de la science dans les discussions environnementales. "

Parmi les priorités, les PME, pour lesquelles la Fondation lancera deux programmes cet automne. Le premier est un guide d'évaluation et d'aide à la réduction des émissions de GES. Le second vise à soutenir les employés qui mettent en place un comité vert au sein de leur entreprise. " Les PME fonctionnent selon un mode de survie et n'ont pas les moyens des grandes entreprises en matière de développement durable, rappelle Karel Mayrand. Il est prioritaire de les soutenir. "

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