La bonne résidence pour ses parents

Publié le 01/04/2010 à 00:00

La bonne résidence pour ses parents

Publié le 01/04/2010 à 00:00

Trouver une résidence pour un parent âgé peut devenir un parcours du combattant. Voici quelques conseils pour vous aider à vous y retrouver.

Depuis quelques mois, votre père ressent une fatigue générale, si bien qu'il a perdu l'envie d'entretenir son terrain. Votre mère, elle, s'ennuie et aimerait faire des activités avec des personnes de son âge. Le moment que vous redoutiez est peut-être arrivé : celui de proposer à vos parents de déménager dans une résidence.

C'est délicat, en effet. Après tout, combien de fois avez-vous entendu votre père pester contre ces " parkings " sans âme. De plus, il leur faudra vendre leur maison et se défaire de plusieurs meubles et souvenirs. Ils devront aussi accepter l'idée de vivre dans un logement plus petit. Souvent, cette transition n'est pas une partie de plaisir, mais bien planifiée, elle peut se faire en douceur.

CERNER LES BESOINS

Au Québec, la moyenne d'âge de l'entrée en résidence est de 78 à 80 ans. " La perte d'autonomie est ce qui motive les gens à s'installer en résidence, explique François Théôret, directeur général de Visavie, une agence spécialisée qui aide les personnes âgées à trouver une place en résidence. Mais ce n'est pas la seule raison. D'autres n'ont tout simplement plus envie d'entretenir leur maison et souhaitent couler des jours tranquilles dans un environnement sécuritaire. "

Quand vous entamez votre démarche, il est important de connaître le degré d'autonomie de vos parents. Celui-ci aura une incidence sur le type de résidence qui leur conviendra le mieux. Vous pouvez demander un rapport d'évaluation d'un travailleur social sur le nombre d'heures de soins auxquels vos parents auront droit en vous adressant au CLSC. Il y a des délais. Vous pouvez aussi requérir les services d'un travailleur social privé ; cela vous coûtera de 500 à 800 dollars.

Autre possibilité : communiquez avec un conseiller en hébergement. Ceux-ci ont généralement l'expertise nécessaire pour évaluer globalement les besoins. " Nous rencontrons la personne âgée dans son environnement. Cela nous donne des indications qui permettent de prévoir certaines choses à l'avance : par exemple, si elle éprouve des problèmes à se déplacer, il est fort probable que dans quelques mois, elle aura besoin d'aide pour l'hygiène, car elle ne pourra pas se rendre à temps à la salle de bain. Il faudra donc prévoir une résidence où ce type de service est offert ", explique Claude Roy, directeur général d'Aîné411-Réseau hébergement Québec, une autre agence-conseil.

Toutefois, ce n'est pas une bonne idée de diriger votre parent vers une résidence qui dispense plus d'heures de soins que nécessaire, souligne France Caron, conseillère en hébergement chez Géronto-Logis. L'autre piège à éviter : louer un appartement trop cher, de telle façon que l'on ne disposera plus du budget nécessaire pour défrayer les soins requis le moment venu.

COMBIEN ÇA COÛTE ?

Il faut distinguer le réseau public du réseau privé. Dans le réseau public, on retrouve les pensions familiales, les centres d'accueil pour personnes semi-autonomes, ainsi que les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) pour celles qui nécessitent trois heures de soins et plus par jour.

Dans le réseau privé, il y a de tout pour tous : résidence de type pension de famille ou complexe de luxe, petite ou grande résidence, pour personnes autonomes ou en perte d'autonomie, CHSLD privés... Les choix sont nombreux, d'où la difficulté de s'y retrouver.

Le réseau public n'est pas gratuit pour autant. Les prix sont fixés selon la capacité de paiement de l'individu : par exemple, il en coûtera environ de 1 300 à 1 800 dollars par mois, soins et repas compris, pour une chambre dans un CHSLD. Vos parents n'ont pas d'argent ? Ils peuvent obtenir une place dans un tel établissement, cependant, la totalité de leur pension de retraite mensuelle sera prélevée (même si cela représente moins que le prix plancher du réseau public), moins la somme de 200 dollars par personne qui leur sera allouée pour leurs dépenses personnelles.

En résidence privée, les fourchettes de prix varient selon le type de résidence et la grandeur de l'appartement. Selon Claude Roy, il faut s'attendre à payer entre 700 et 2 000 dollars pour une chambre, ce qui peut aussi comprendre des soins (aide au bain, gestion de la médication, aide au déplacement, etc.) et les repas de style familial. " C'est dans cette catégorie que les prix varient le plus. En moyenne, si on exclut les résidences de luxe, on doit compter environ 1 000 dollars ", souligne-t-il. Pour un studio, les prix se situent dans une fourchette de 700 à 1 800 dollars, et pour un 2 1/2, de 900 à 1 800 dollars. En dehors des grands centres urbains, l'écart peut être d'environ 200 dollars de moins par mois sur le prix du loyer. À cela, il faudra ajouter les repas et les soins.

LA VISITE

Vous avez repéré quelques endroits susceptibles de répondre aux besoins de vos parents et qui conviennent à leur budget. Idéalement, vous aurez arrêté votre choix sur trois ou quatre résidences.

Soyez très attentif à certains indices révélateurs : les résidents sont-ils souriants et volubiles ? L'entretien des lieux est-il irréprochable ? Le personnel est-il courtois et attentif aux besoins des résidents ? Les repas semblent-ils appétissants, et les menus variés ? " Pour vous faire une meilleure idée, demandez à prendre un repas à la salle à manger ", conseille Yves Desjardins, PDG du Regroupement québécois des résidences pour aînés. Cela vous permettra également de nouer des conversations avec vos voisins de table pour connaître leur impression sur la vie à la résidence. " Je préconise une visite attentive. La personne devrait prendre le temps de s'asseoir, d'évaluer comment elle se sent dans cet environnement, de discuter avec les résidents ", poursuit-il.

Au moment de signer le bail, informez-vous sur les conditions de sa résiliation, au cas où votre parent devrait être hospitalisé, transféré dans une autre résidence, ou s'il mourait, suggère René Lévesque, directeur d'Horizon du Bel-âge, un conseiller en résidences privées.

RESSOURCES EN SERVICES-CONSEILS POUR TROUVER UNE RÉSIDENCE PRIVÉE :

Centre Visavie : www.visavie.com

Aîné 411-Réseau hébergement Québec : www.aine411.org

Géronto logis : www.gerontologis.com

Horizon du Bel-âge : www.horizondubelage.com

aplus@transcontinental.ca

À suivre dans cette section


image

DevOps

Mercredi 11 septembre


image

Gestion du changement

Mardi 17 septembre


image

Gestion de l’innovation

Mercredi 18 septembre


image

Usine 4.0

Mardi 24 septembre


image

Marché du cannabis

Mercredi 23 octobre


image

Service à la clientèle

Mercredi 23 octobre


image

Communication interne

Mardi 26 novembre


image

Gestion de la formation

Mardi 03 décembre


image

Marché de l'habitation

Mercredi 04 décembre


image

Sommet énergie

Mardi 21 janvier


image

Santé psychologique

Mercredi 22 janvier


image

Contrats publics

Mardi 28 janvier

À la une

Climat : attention aux certitudes et aux peurs irrationnelles

24/08/2019 | François Normand

ANALYSE - Les certitudes des climatosceptiques et la panique de la «collapsologie» minent la lutte pour le climat.

10 choses à savoir cette fin de semaine

24/08/2019 | Alain McKenna

Voici 10 nouvelles parues cette semaine à (re)découvrir.

À surveiller: les titres qui ont retenu votre attention

24/08/2019 | lesaffaires.com

Que faire avec les titres de Stella-Jones, BRP et Bombardier? (Re)voici quelques recommandations d'analystes.