L'impression, ça compte

Publié le 01/02/2012 à 15:38, mis à jour le 18/11/2013 à 15:40

L'impression, ça compte

Publié le 01/02/2012 à 15:38, mis à jour le 18/11/2013 à 15:40

En marketing, la valeur perçue correspond à la valeur d'un produit dans l'esprit des consommateurs. Plus cette valeur est élevée, plus les gens sont prêts à payer pour l'avoir. Un concept qui s'applique aussi à vous !


Prenez deux chandails presque identiques. Vous êtes prêts à payer plus cher pour le premier que pour le second. Pourquoi ? Parce que le premier porte la griffe ABC. Une marque qui s'est bâti une image branchée et de bon goût à force de publicité, de commandites et d'activités de marketing bien orchestrées. D'autres marques moins connues sont d'aussi bonne qualité, mais vous pensez qu'ABC est supérieure. Pour la consultante américaine Catherine Kaputa, auteure de l'ouvrage You Are a Brand!, il en va de même avec les gens. Selon elle, la perception qu'ont les autres des compétences d'une personne compte autant, sinon plus, que ses compétences réelles. Autrement dit, le talent ne suffit pas toujours pour se démarquer. Voici ce que vous pouvez faire pour améliorer l'impression qu'on a de vous.

1. Soyez visible

Donner de votre temps à une association professionnelle ou à une oeuvre philanthropique est toujours bien vu. «Quand un candidat fait partie d'un comité ou qu'il organise un événement quelconque, cela m'indique qu'il est dynamique, qu'il a à coeur le développement de sa profession et qu'il a des contacts dans son domaine, dit Jean Monette, d'Hémisphères Recherche de cadres. C'est aussi signe qu'il est capable de rassembler des gens autour de lui et qu'il sait travailler en équipe. À compétences égales avec d'autres candidats, il a une valeur ajoutée qui pourrait le distinguer.» À défaut de pratiquer le bénévolat, participez au moins aux activités professionnelles et philanthropiques de votre réseau. «Pour qu'on pense à vous, vous devez être visible», rappelle Christian Simard, CHRA et vice-président du développement organisationnel et des communications de Venmar Ventilation, qui souligne que plusieurs postes intéressants ne sont jamais affichés.

Soyez également visible au sein de votre entreprise. «N'attendez pas qu'on pense à vous, souligne Christian Simard. Portez-vous volontaire pour faire partie de comités ou pour travailler à des mandats complexes. Le désir d'apprendre, la curiosité, l'intérêt pour l'entreprise sont des attitudes qui permettent de se démarquer.»

Qu'en est-il des réseaux sociaux ? Minimalement, il faut avoir un profil sur LinkedIn, désormais un outil essentiel pour les recruteurs. «Je consulte le profil de chaque personne qu'on me recommande, dit Jean Monette. Cela me donne une idée de ce qu'elle est.» Il conseille d'ailleurs de publier une photo de bonne qualité qui présente une image de soi professionnelle. «C'est le genre de détail qui influence notre perception d'une personne. Une photo floue, par exemple, donne une impression de négligence.»

L'ingénieur Jean-Pierre Dubé va plus loin qu'un simple profil sur LinkedIn. Il y a un an, lorsqu'il a créé sa firme-conseil en optimisation pour les entreprises manufacturières, cet ancien vice-président chez Fujitsu a décidé de se servir des médias sociaux pour développer son image de marque. «Mon blogue est au coeur de ma stratégie, dit-il. Je diffuse mes billets par l'intermédiaire de LinkedIn, de Twitter et d'une dizaine d'autres plateformes, comme Google, Box.net, About me.» Selon lui, une présence forte sur le Web s'obtient en intégrant plusieurs plateformes et en générant du contenu constant. «Plus on crée de l'activité autour de soi, plus les résultats de recherche sont élevés. Mais dès qu'on produit moins de contenu, le positionnement glisse.»

À la une

Le Québec Inc. sous-estime le potentiel de l’Italie

Le nouveau président de la Chambre de commerce italienne au Canada veut «approfondir» la relation Québec-Italie.

Rentables, les fonds de travailleurs?

EXPERT INVITÉ. Les fonds de travailleurs représentent assurément une option pertinente, voici pourquoi:

Canada: les villes veulent 7 G$ pour des logements abordables

Les maires de villes au Québec espèrent, du même coup, plus de flexibilité dans le processus.