L'euro et le cacao

Publié le 02/03/2013 à 00:00, mis à jour le 28/02/2013 à 09:18

L'euro et le cacao

Publié le 02/03/2013 à 00:00, mis à jour le 28/02/2013 à 09:18

Contrairement aux Québécois qui voyagent en Europe l'été, Jean Leclerc ne voit pas du tout d'un bon oeil la faiblesse relative de l'euro. Il s'agit même de sa principale menace.

Avec un euro qui ne vaut plus «que 1,35 $», les grands chocolatiers européens, «qui profitent d'un état de grâce», peuvent plus aisément pénétrer le marché canadien. Leur nombre de produits a augmenté et les prix ont diminué, observe le transformateur alimentaire, qui voit davantage de tablettes turques et polonaises au Canada. «Ça les a rendus outrageusement compétitifs», résume Jean Leclerc, avant d'ajouter que «le pire est derrière nous». Difficile de le contredire quand on voit des barres Lindt (Suisse) de 100 grammes à 1,50 $ chez Dollarama...

Heureusement, le prix de la tonne de cacao diminue depuis son sommet de septembre (2 488 $ US). Ces jours-ci, elle coûte plutôt 2 140 $ US, une baisse qui soulage le dirigeant, mais qui ne se poursuivra pas, croit-il. Compte tenu du contrôle gouvernemental des prix en Afrique (Ghana et Côte d'Ivoire) et de la demande qui bondit, dans les pays émergents comme le Brésil, il entrevoit plutôt une stagnation des cours.

Jean Leclerc se dit «condamné» à suivre le prix du cacao en Bourse «plusieurs fois par jour». «On regarde ça religieusement au travail, en vacances, en déjeunant, en dînant, en soupant. C'est important, autant pour nous que pour nos clients. Il faut que je leur garantisse des prix.» Il se préoccupe autant du sucre que du beurre de cacao. Dans les deux cas, il se protège par des contrats de couverture.

S'il ne veut pas dévoiler la quantité de cacao qu'il achète, il confie en utiliser «plusieurs conteneurs par semaine», en provenance de l'Afrique et de l'Amérique du Sud.

Même s'il admet que la baisse de l'euro, combinée à la hausse du prix du cacao, a été «difficile», Jean Leclerc ne doute pas de ses capacités à concurrencer les plus grands. «On a les meilleurs équipements du monde ! jure-t-il [...] Être un fabricant local sera toujours un avantage, car si un client a besoin d'une palette, je peux organiser ça rapidement.»

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