Faire passer l'éducation et la culture à l'ère du numérique

Publié le 28/11/2009 à 00:00

Faire passer l'éducation et la culture à l'ère du numérique

Publié le 28/11/2009 à 00:00

Par Alain McKenna

Pour rester à l'avant-garde, les entreprises doivent faire preuve de créativité, d'adaptabilité et d'innovation. Découvrez des initiatives inspirantes qui permettent à des sociétés de se démarquer.

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Au premier coup d'oeil, développer des logiciels d'aide à la frappe sur un clavier d'ordinateur, vendre des affichages interactifs en milieu scolaire et entretenir un entrepôt de livres numériques sont trois activités qui ont peu en commun. Sauf pour la société De Marque, de Québec, qui mise sur ces trois axes pour développer le marché naissant du contenu numérique francophone.

Fondée en 1989, De Marque a grandement évolué depuis. Son logiciel d'aide à la frappe sur clavier informatique, appelé Tap' Touche, est aujourd'hui vendu dans une douzaine de pays et traduit en sept langues. C'est un succès en soi pour le développeur québécois. " À l'origine, on voulait créer des logiciels éducatifs pour aider le milieu scolaire ", raconte Marc Boutet, cofondateur de De Marque.

À l'époque, M. Boutet était à peine âgé de 15 ans. Lui et Guy Bergeron, un conseiller pédagogique d'une quarantaine d'années, se sont associés afin de lancer l'entreprise et son premier logiciel. Par la suite, ils ont mené des démarches afin de convaincre des éditeurs de matériel éducatif de créer une version numérique de leurs publications. Dans les années 1990, on parlait de version sur CD-ROM.

Des logiciels aux tableaux interactifs

En 2005, l'entreprise est devenue distributrice des tableaux blancs interactifs Activboard, de la société anglaise Promethean. Cette technologie a d'abord connu des débuts plutôt timides, au Québec, mais elle était déjà en pleine émergence en Europe.

Pour une entreprise spécialisée dans les logiciels éducatifs, cette stratégie peut sembler inusitée. Pas pour Clément Laberge, vice-président au service de l'édition numérique de De Marque, qui a supervisé la création de ce nouveau créneau. " C'est logique : il fallait trouver une façon de faire entrer le matériel éducatif sur support numérique dans les écoles, explique-t-il. On a pensé que ce serait par des laboratoires informatiques, mais finalement, on a découvert la bonne formule : les tableaux interactifs. "

Les chiffres semblent le prouver : de 2008 à 2009, les ventes de ces tableaux blancs télécommandés par ordinateur et munis d'un projecteur ont bondi de 700 %. Assez pour faire grimper d'environ 50 % le chiffre d'affaires total de l'entreprise, qui frôlera les dix millions de dollars en 2009.

Orienté vers le contenu

Mais ce n'est pas tout. Le printemps dernier, De Marque a annoncé un partenariat avec l'Association nationale des éditeurs de livres, afin de créer un entrepôt de livres numériques. C'est un projet qui ne rapportait pas beaucoup à ses débuts, mais qui commence à augmenter le rythme, constate Clément Laberge. " On doit composer avec les défis d'une forte croissance, dit-il. Au début, on faisait affaire avec des genx curieux. Là, ils sont convaincus de l'importance du numérique et ils veulent bouger. C'est très différent. "

L'approche de la PME québécoise intéresse aussi des éditeurs français : Flammarion, Gallimard et La Martinière lui ont demandé de créer un tel agrégateur pour leurs oeuvres numériques. Cet appel a exigé que cette entreprise de 30 employés, dont 25 à Québec et cinq en France, revoie sa mission de départ.

" Ce projet grand public dépasse le marché scolaire, mais notre stratégie demeure la même, dit Marc Boutet. On veut aider les élèves à apprendre avec autre chose que du papier, même si ça déborde du cadre scolaire. "

De toute façon, un changement de clientèle ne signifie pas pour autant une modification de stratégie : le contenu numérique a permis à De Marque de se distinguer dès le début. Et encore aujourd'hui : après les logiciels et les livres numériques, De Marque pourrait ajouter du contenu multimédia à son catalogue.

" Dans 10 ans, nous serons reconnus comme un des premiers distributeurs de contenu numérique culturel et éducatif dans la Francophonie ", espère Clément Laberge. Son patron, Marc Boutet, ajoute : " Nous avons toujours été près de l'industrie du manuel scolaire, mais rien ne nous empêche de distribuer d'autre genre de contenu, comme de la musique ou des animations vidéo. " Après tout, c'est aussi du contenu numérique.

alain.mckenna@transcontinental.ca

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