Avantages et inconvénients de Chrome OS

Publié le 16/02/2013 à 00:00, mis à jour le 14/02/2013 à 09:51

Avantages et inconvénients de Chrome OS

Publié le 16/02/2013 à 00:00, mis à jour le 14/02/2013 à 09:51

Après Samsung, Acer et Lenovo, c'était au tour de HP, la semaine dernière, de lancer un Chromebook, un ordinateur portable équipé du système d'exploitation Chrome OS. Si le Pavilion 14 Chromebook, qui sera mis en vente au Canada au prix de 329 $ d'ici la fin de février, ne révolutionne pas la catégorie, il démontre la confiance du premier fabricant d'ordinateurs du monde dans le système d'exploitation lancé par Google il y a deux ans. Malgré tout, peu d'entreprises semblent avoir été séduites.

Chrome OS est un concept issu de la philosophie de Google, pour qui l'avenir de l'informatique passe par les applications en ligne. Ainsi, l'interface de Chrome OS se résume au navigateur du même nom à partir duquel l'utilisateur devra effectuer toutes ses tâches. Le produit est par conséquent surtout destiné aux utilisateurs de Google Apps, qui se veut une solution de rechange moins coûteuse à la suite Office.

Outre Google Apps, les Chromebooks peuvent lancer d'autres applications Web conçues pour Chrome et sauvegarder des fichiers localement. Toutefois, tout ce qu'un utilisateur peut faire sur un Chromebook, il peut également le faire sur une machine Windows équipée du navigateur Chrome.

«L'un des principaux avantages d'un Chromebook, c'est son coût d'administration comparativement à celui d'un appareil Windows. En trois ans, on estime qu'une entreprise économisera environ 4 000 $ par appareil», explique James Lambe, directeur national des ventes au Canada, secteur entreprises, chez Google. David Roy, conseiller principal en gestion de projet chez Alithis, est sceptique face à la promesse d'économie faite par Google : «Ce chiffre, ça semble être plus du marketing qu'autre chose. Par contre, les entreprises peuvent faire une réelle économie du fait que Google pousse ses mises à jour automatiquement, alors que les entreprises doivent mettre à jour Windows et les logiciels qu'elles ont installés elles-mêmes.»

Google clame que l'administration d'un parc de Chromebooks nécessite 92 % moins d'heures de travail que celle d'un parc de postes informatiques standards. Au-delà des coûts d'entretien, l'autre atout de Chrome OS mis de l'avant par Google est la sécurité. Comme on ne peut pas y installer de logiciels, les Chromebooks sont à l'abri des virus. De plus, puisque ses utilisateurs enregistrent tous leurs fichiers en ligne, la perte d'un Chromebook est sans conséquence : «Si on considère le nombre d'ordinateurs perdus dans les aéroports, on se rend compte que les portables sont un risque majeur de sécurité», explique James Lambe, de Google.

Un produit de niche ?

Les Chromebooks, qui se détaillent à partir de 199 $, sont extrêmement limités sur le plan des fonctionnalités et peu puissants : «Leur mémoire vive est limitée, si bien qu'avec une trentaine d'onglets ouverts, notre Chromebook d'Acer fonctionne au ralenti», reconnaît Cédric Verger, pdg d'Easycloud, un revendeur montréalais de Google Apps. De plus, seules les entreprises qui utilisent principalement des logiciels accessibles à partir d'un navigateur peuvent véritablement en tirer parti. Selon David Roy d'Alithis, les Chromebooks ne conviennent pas à tous les profils d'entreprise : «Le marché évolue vers l'informatique en nuage, mais en réalité, les entreprises sont encore très nombreuses à dépendre de logiciels qui ne peuvent pas être utilisés à partir d'un navigateur».

Dans les faits, les Chromebooks semblent être plus populaires auprès du marché de l'éducation que celui des entreprises. Google révèle que 2 000 établissements scolaires ont à ce jour opté pour les Chromebooks, mais n'a aucun chiffre à communiquer sur leur succès auprès des entreprises. «Pour ce qui est des entreprises au Canada, ce qui commence à se produire, c'est un intérêt significatif pour Chrome le navigateur de même que pour Chrome le système d'exploitation», explique James Lambe, dont la réponse semble avoir été dictée par le service des relations publiques de Google.

Du côté d'Easycloud, on ne manifeste aucun enthousiasme pour les Chromebooks : «Quelques commissions scolaires en Ontario ont déployé, mais aucune entreprise cliente chez nous n'a fait le saut», explique Cédric Verger, d'Easycloud.

36,52 %

Les parts de marché du navigateur Chrome selon le nombre de pages vues à l'échelle mondiale, en janvier 2013.

Source : StatCounter

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