«Il ne devrait y avoir qu'une seule réglementation pour tous les détaillants qui vendent au pays» - Larry Rosen, président et chef de la direction d'Harry Rosen

Offert par Les Affaires


Édition du 07 Mai 2016

La boutique Harry Rosen du centre-ville de Montréal fait peau neuve. Le président et chef de la direction du détaillant de vêtements haut de gamme pour hommes, Larry Rosen, parle de la concurrence des détaillants étrangers sur le Web et de son plan d'investissement de 100 millions de dollars, dont 15 M$ à Montréal.


Les Affaires - Le président de la Maison Simons, Peter Simons, a demandé récemment aux élus de légiférer pour que les détaillants en ligne de l'extérieur du pays soient soumis aux mêmes lois et tarifs que ceux qui sont établis au Canada. Quel est votre avis à ce sujet ?


Larry Rosen - Il ne devrait y avoir qu'une seule réglementation pour tous les détaillants qui vendent au pays, qu'ils soient du Canada ou non. Si certains détaillants en ligne ne font pas payer les taxes sur les achats faits au pays, cela leur donne un avantage concurrentiel indu. Dans le marché des vêtements haut de gamme, nous sommes à l'abri de ce phénomène, car nos clients ne sont pas à 10 $ près.


LA - Quelle est votre stratégie pour rivaliser avec les détaillants en ligne ?


L.R. - Les ventes en ligne constituent environ 3 % de notre chiffre d'affaires. Nous misons sur une stratégie intégrée entre le Web et les boutiques physiques. Nos recherches montrent que 60 % de nos clients magasinent d'abord en ligne avant de se présenter en boutique. Nous devons nous assurer de bien connaître l'évolution des comportements de nos clients. Il y a trois ans, tout le monde disait que nous devrions avoir une application mobile. Aujourd'hui, c'est complètement dépassé. Les clients préfèrent les sites Internet conçus pour les téléphones mobiles.


LA - Quels sont vos objectifs de croissance à la suite des derniers investissements ?


L.R. - À la suite de l'agrandissement de notre établissement du centre-ville de Montréal [la superficie est passée de 20 000 à 33 000 pieds carrés], nous souhaitons doubler nos ventes d'ici trois à cinq ans. Au Canada, notre chiffre d'affaires est supérieur à 300 M$ et j'aimerais atteindre 500 M$ d'ici trois ans.


LA - Pourquoi jugez-vous que c'était le bon moment d'investir dans vos boutiques ?


L.R. - Les détaillants américains de vêtements pour hommes Nordstrom et Sasks commencent à migrer vers le Canada. Nous avons un gros avantage sur eux, car nous sommes au Canada depuis 62 ans, et depuis 32 ans au Québec [Harry Rosen compte 17 boutiques au pays, dont 2 au Québec]. L'arrivée de Nordstrom dans les centres commerciaux où nous sommes a contribué à attirer davantage de clients, ce qui a eu un impact positif sur notre chiffre d'affaires.

Thèmes associés: Commerce de détail, Harry Rosen, Simons

Denis Lalonde

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