Les «robots-journalistes» à l'oeuvre pour couvrir la présidentielle américaine

Publié le 07/11/2016 à 14:48

Les «robots-journalistes» à l'oeuvre pour couvrir la présidentielle américaine

Publié le 07/11/2016 à 14:48

Par AFP

(Photo: 123rf.com)

Les «robots-journalistes» ont joué un rôle accru dans la couverture de l'élection présidentielle américaine 2016, une tendance encouragée par des avancées technologiques et compensant parallèlement les moyens limités de certaines rédactions.


Des quotidiens prestigieux comme le New York Times et le Washington Post, des chaînes de télévision comme CNN et NBC, le site internet Yahoo News... Pour couvrir la campagne ou la soirée électorale du 8 novembre, tous ces médias ont recours en partie à des systèmes automatisés: certains utilisent des algorithmes qui transforment des données en articles, d'autres des «bots» qui communiquent avec les consommateurs via un service de messagerie mobile. 


Le New York Times a par exemple lancé plus tôt cette année un «bot» actif sur l'application de messagerie Messenger de Facebook. Les utilisateurs reçoivent périodiquement de brefs messages d'un journaliste en chair et en os, Nick Confessore, et peuvent s'ils le veulent interagir avec le bot automatisé pour avoir davantage de détails.


D'après Andrew Phelps, directeur produit au New York Times, le nombre d'utilisateurs se chiffre en centaines de milliers, avec un public plus jeune et plus mondial que le lectorat habituel du journal.


«C'est une tentative pour rencontrer les gens sur les plateformes de messagerie» mobile, indique-t-il. «Nous voulions rendre cela plus personnel, plus interactif, pour permettre aux lecteurs de se sentir plus connectés aux journalistes». 


Si le bot ne rapporte pas directement d'argent, il peut aider à attirer davantage de personnes vers les applications mobiles ou le site internet du journal, souligne-t-il.


Le Washington Post, détenu par le fondateur d'Amazon Jeff Bezos, compte utiliser le jour des élections un système maison baptisé Heliograf pour avoir une couverture hybride, réalisée en partie par des humains et en partie par un système informatique.


Cela permet «de créer des articles qui sont meilleurs que ceux d'un système automatisé, mais mis à jour de manière bien plus régulière que ce qui est possible pour n'importe quel article écrit par un humain», explique Jeremy Gilbert, responsable des initiatives stratégiques au Washington Post.


Publier en quelques secondes


Le bot électoral du site d'informations à but non lucratif ProPublica, produit d'une collaboration avec Google News Lab, met ses informations à jour toutes les quinze minutes avec les prévisions pour les élections, les rapports sur le financement de la campagne ou les tendances sur Google.


Un autre projet baptisé PollyVote, financé par le Tow Center for Digital Journalism de l'université de Columbia et l'université LMU de Munich, propose un produit similaire basé entre autres sur les résultats des scrutins.


«Nous pouvons publier un article dans les secondes suivant la réception des données, et nous pouvons le faire en quantité illimitée», affirme Andreas Graefe, responsable du projet. Il cite plusieurs études en Europe selon lesquelles les lecteurs ne peuvent pas faire la différence entre un article écrit par un humain ou généré par un ordinateur.


Des dispositifs algorithmiques, qui transforment des données en articles, sont utilisés depuis des années pour des informations formatées et routinières comme des bilans d'entreprises ou des résultats de compétitions sportives mineures. 


Leur utilisation pour la couverture électorale met toutefois en lumière les progrès de ces technologies, juge Damian Radcliffe, professeur à l'université de l'Oregon.


«Les bots et l'automatisation sont en train de devenir une part croissante de la manière dont le journalisme est produit», relève-t-il. «Ils donnent une chance de publier des informations plus rapidement que ne le peuvent des humains» et même s'il ne remplaceront pas totalement les journalistes de sitôt, «ils peuvent libérer des gens ou permettre à une partie de la rédaction de faire d'autres choses».


image

Contrats publics

Mardi 22 janvier


image

Santé psychologique

Mardi 22 janvier


image

Sommet Énergie

Mardi 29 janvier


image

ROI marketing

Mardi 29 janvier


image

Financement PME

Mercredi 30 janvier


image

Sécurité alimentaire

Mercredi 06 février


image

Science des données

Mardi 12 février


image

Pénurie de talents

Mercredi 13 mars


image

Objectif Nord

Mardi 09 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai

Sur le même sujet

Intelligence artificielle: Montréal attire trois nouvelles entreprises

Trois entreprises britanniques annoncent leur arrivée à Montréal, ce qui permettra la création de 130 emplois sur 3 ans.

L’intelligence artificielle s’invite chez La Capitale Assurance

BLOGUE. « La beauté de l’intelligence artificielle, c’est qu’elle permet de focaliser les ...

À la une

Bourse: les gagnants et perdants de la semaine

18/01/2019 | Martin Jolicoeur

Quels sont les titres boursiers qui ont le plus marqué la semaine? Du nombre: du pétrole, du yoga et du... cannabis.

Une perspective à long terme remet les pendules à l'heure

18/01/2019 | Philippe Leblanc

BLOGUE INVITÉ. Malgré nos impressions, la volatilité en 2018 était un peu sous la moyenne des 20 dernières années.

Les tarifs: bref historique et perspective actuelle

BLOGUE INVITÉ. La guerre des tarifs entre la Chine et les États-Unis fait bien peur, mais ce n'est rien de nouveau!